Comprenez : je reprends des cours de maths. (Eh oui!) J’ai particulièrement été malmené par cette matière tout le long de ma scolarité – ce qui est étonnant c’est que nombre de personnes de mon entourage sont persuadées que je suis matheux. C’est vraiment étrange.
Je commence ma journée comme je l’ai terminée hier, arrosage.
« Abfab » s’est-elle levée du pied gauche? Allez savoir car il est vrai j’ignore si elle est réellement éruptive ou si ce n’est pas une façon d’établir un pouvoir quelconque et surtout con. Il vaut mieux pour elle que ce soit la première solution./
La tension avec mon épouse n’est pas retombée car elle a l’impression que je la considère comme transparente – ce qui est faux. Je sais surtout qu’elle aime bien monter en épingle un incident et que ainsi cela devienne (au moins) la 3e Guerre Mondiale.Si on montre moins ses sentiments, si on expulse moins ses exaspérations, on garde quelques avantages : le recul et l’éventuelle réflexion qui fait que l’on évite au mieux de proférer des bêtises au pire de dire des « vérités » qui condamnent des relations ou pis des amitiés. De mon côte c’est ok des 2 alternatives – éruption ou pouvoir : dans le premier cas, je fais avec, dans le second j’adore le baston quand il faut LE mener/ Le gagner.
Le repas un peu plantureux incite fortement « petite sœur » à faire la sieste pendant que « chaos » continue de travailler. J’apprends que ma chère amie bénéficie d’une quasi-retraite dans le sens qu’en conservant son revenu elle est sortie des effectifs tout en bénéficiant, son emploi est assuré par une association – c’est un peu compliqué je l’admets mais j’ai l’impression que cela permet de faire œuvre de bénévolat sans se séparer sèchement de ses salariés.
« mairex » est heureuse d’être avec nous et je crois que mes amis se rendent compte que même dans un petit village, être maire n’est pas facile.
Plus tard « reine mère » vient rendre visite à nos invités et tout se passe bien malgré la chaleur qui commence à agir même sur notre intérieur.
Je dois dire que je suis content d’avoir pu accueillir mes amis.
Aujourd’hui, en effet, tout le monde souffre et ainsi tout le monde se réfugie dans nos murs épais pour y travailler. Le déjeuner accueille « mairex » qui a affronté la fournaise pour venir chez nous.
Le retour de Lille est donc sans histoire, ce qui est une affaire de chance ( une fois de plus!) car le train de retour précédent est encore bloqué au moment où le mien part. ( Petites pensées pour ces personnes bloquées/.) Je suis rapidement près de la BNF pour y retrouver mes amis,
J’arrive ainsi chez « petite sœur » pour repartir illico chez nous, voyage agréable.
Au delà du plaisir de retrouver mon épouse, cette dernière nous a préparé un délicieux dîner frais et diversifié, nous nous retrouvons tous les 4 dehors tandis que les températures baissent et qu’un petit courant d’air s’invite opportunément. Dans le début de la nuit des chauve-souris sont en plein repas. J’aime beaucoup cet animal. Le coucher n’est pas si tôt, ni si tard que cela.
Vu que la journée s’est déroulée sans accrocs, je ne comprends pas le titre. Peut-être est-ce de l’humour – mais oui j’en suis capable, même si je reconnais que mon humour actif est plutôt foireux, caractéristique partagée avec mon cher « &quilibre ».
L’orage de la matinée fait baisser quelque peu les températures et ma nuit a été correcte.
Je prends mon petit déjeuner dans un café spécialisé dans cette prestation ce qui me permet de déguster un pudding ( mon gâteau préféré) et d’oublier mon étui à lunette qui me sert de portefeuille depuis que j’ai perdu le précédent il y a un an environ. Oui je suis tête en l’air. Néanmoins à la pause de midi je me rends dans l’établissement et c’est ok. Oui j’ai de la chance. Plutôt deux fois qu’une même.
A la fin du cours je pars faire ma course pour « reine mère », jeter un œil au Furet dont les apprenantes m’ont dit qu’il est en mauvaise posture financière, marcher encore et prendre un dîner (léger). C’est fou de sentir à quel point j’aime cette ambiance lilloise
J’admets cependant que je suis vanné par la chaleur mais cela passe car j’économise mon énergie. Entretemps nous nous coordonnons « petite sœur » et moi pour sa venue avec « chaos » : ils fuient Paris qui est irrespirable. Nous avons déjà proposé cet exil climatique a certains de nos amis mais ils sont peu à avoir sauté le pas.
Je donne aujourd’hui un cours dans une nouvelle approche de l’assurance qui est très technique et souvent aride. Mon public est composé de professionnelles de la profession – il faut donc que je réussisse à les intéresser car au-delà de leur technicité j’ai beaucoup de choses à leur raconter. Pas facile, vous pouvez me croire.
Ayant reconnu les lieux la veille je suis à l’heure (une de mes caractéristiques) ce qui évite des coups de pression inutiles. Le cours se déroule bien et les apprenantes m’emmènent dans un estaminet, un établissement que j’aime particulièrement, un peu comme mon bistrot parisien.
Le seul souci est la chaleur comme pour l’ensemble de notre beau pays.
Ainsi je prends le TGV jusqu’à Lille qui est une ville que j’aime beaucoup : j‘y ai passé pas mal de temps lorsque j’ai été « muté » sur le terrain, étant responsable d’une circonscription dans le Nord – une expérience enrichissante, qui m’ a permis quelque temps plus tard de devenir agent général. ( Si vous avez suivi le transParis originel, vous connaissez.) Outre que j’y retrouvais « lillou », j’y ai écouté les Kills, pu vivre une Année Européenne de la Culture particulièrement SF, découvert le monument du Furet du Nord, une gastronomie généreuse et des personnes souvent adorables.
Se rendre à mon hôtel, proche des adresses qui me plaisent ( Grand Place, Furet, biscuiterie pour « reine mère, gares) est une vraie partie de plaisir et malgré la chaleur accablante je ne suis pas trop fatigué. La foule est dense : fête de la musique!
Je dîne façon chti et je passe une excellente soirée à bouquiner devant une bière et à marcher.