• Le soir c’est conseil municipal et la salle est blindée de chez blindée. Je sens une sourde rivalité entre mon épouse et celle du maire – je dois dire que c’est à l’initiative de la seconde. Il est vrai que l’élégance toute parisienne de mon épouse ne peut que décoiffer sa rivale. La séance est tranquille, voire ennuyeuse mais c’est ici qu’il faut être pour avoir des infos. Je trouve plutôt sympa que nombre de villageois se déplacent.

  • C’est le retour de la pluie par la petite porte : tout le monde est plutôt content. Étonnant, non?Dans notre campagne l’air est à peine humide.

  • Après le retour de  »AbFAb » qui a raccompagné son fils à l’aéroport, le temps prend son temps : il faut dire que ma chère épouse accuse le coup : « je suis comme si je sortais d’une nuit en boîte et que j’avais 20 ans ».

    Pendant l’après-midi l’infirmier enlève mes derniers pansements et je me sens plus léger ; cependant je me rends compte que lors de la marche quotidienne je ne fais pas entièrement confiance à ma jambe opérée – il le faudra pourtant afin que tout redevienne ok.

    Après des travaux de jardinage, une bière et un dîner « à la va comme je te pousse », deux épisodes de « Mafiosa », c’est l’extinction des feux.

  • Nous nous réveillons tardivement ou plutôt nous nous levons tardivement car comme vous le savez je suis toujours réveillé tôt tandis que « AbFab » a besoin de plus de sommeil que moi.

    Dans la nuit « reine mère » s’étant invité au déjeuner pour être un peu avec ‘bornToulouse », mon épouse et moi préparons le déjeuner pendant que la messe du pape à Lourdes est retransmise. Son homélie est particulièrement ouverte sur le monde, sur les autres – j’aime beaucoup notre pape.

    Le déjeuner se déroule dans une ambiance très joyeuse : « reine mère » est heureuse d’échanger avec son petit-fils bien qu’il ne soit plus catholique et (semble) avoir embrassé la foi musulmane – comme quoi -, un choix qui peut résulter du retour à ses sources marocaines de son père.

  • La fête se déroule dans les Buttes Chaumont. Cependant « reine mère » et moi y participons peu car nous rentrons tôt : nos fatigues respectives avec le « grand âge » pour elle et mes douleurs à la jambe pour moi. Le trajet en taxi est calme/fluide entre ma ville chérie et notre campagne.

    La soirée est solitaire et dans la nuit « bornToulouse » et sa mère me confirmeront qu’ils ont passé une bonne soirée – chouette, chouette, chouette.

  • A l’évidence nous sommes de mariage aujourd’hui et nous voici partis à Paris avec « bornToulouse » et « reine mère ». La cérémonie sans excès se déroule dans le 19e. Je découvre la salle des mariages qui est vraiment belle avec ses tableaux qui évoquent l’activité économique de l’arrondissement. Souvenirs d’autres situations dans cet arrondissement qui font du bien.

    Nous prenons le vin d’honneur dans un café sur la place : ambiance mélangée avec des personnes très différentes i.e on est loin de l’entre soi. Paris est si divers. La douceur du soleil contribue à une atmosphère joyeuse : Paris, magnifique comme toujours.

  • « ABFab » me quitte en pleine retransmission de la veillée des jeunes au Stade de France pour aller chercher « BornToulouse. Soirée spirituelle.

    La paix est palpable malgré les désordres du monde. La veillée au Stade de France est magique même si parfois le spectaculaire semble l’emporter sur le silence. Quoique … Se rappeler le stade silencieux pendant de nombreuses minutes – un sacré tour de force.

  • C’est le retour de la chaleur – la dernière; semble-t-il. Une journée que je passerai à l’ombre à transmettre des éléments comptables à l’expert comptable.

    L’infirmière enlève mes dernières agrafes et en effet je me sens plus léger.

    Le voyage papal nous fait un bien fou – merci Jésus.

  • « AbFab » va effectuer une séance de piscine – cela lui fait du bien mentalement et physiquement. J’en suis privé car on ne sait pas comment réagira ma cicatrice dans l’eau.

  • Depuis que l’infirmière a retiré une agrafe sur 2 il me semble que je marche quasi normalement : plus lentement mais avec presqu’aucune douleur sur la cicatrice. Il s’agit d’une grande amélioration, ne trouvez-vous pas?

    Je passe une grande partie de la journée à transmettre des éléments à l’expert-comptable de façon à ce qu’il puisse établir les comptes. Il faut se rendre à l’évidence : il y a eu beaucoup d’erreurs de ma part. Pas de quoi être fier, d’autant que j’ignore si les comptes pourront être redressés et quelles sont les conséquences pécuniaires de mes bévues.