• L’apéro du vendredi soir est décalé : « reine mère » n’a pas le moral. Être malheureux lorsqu’il n’y a pas de problème est un mystère me concernant. Habiter une grande maison (de l’espace, donc), avoir un de ses enfants attentionné dans le même habitat(i.e ne pas être isolée), être plutôt en bonne forme ( malgré l’âge), disposer d’une retraite confortable (vs combien de personnes tirent la langue en France?), des petits projets agréables ( demain il est prévu de l’emmener déjeuner en bords de Seine), il y a pire comme situation, non?

    Eh bien il existe des personnes qui pensent que la vie est vraiment difficile à vivre!

    J’en oublie que c’est la nuit des étoiles.

  • Qui dit travaux avec « AbFab » implique tensions : je n’ai jamais prétendu être bricoleur ou jardinier – les travaux manuels, ce n’est vraiment pas mon truc. J’aimerai beaucoup, mais je n’en ai ni le goût ni les compétences. Mais de là à en faire un foin …

  • J’oublie l’anniversaire de mon frère : ai-je la tête?

  • Ce matin notre jardinier nous prête son nettoyeur à haute pression (tout le monde comprend, je crois) : nous allons repeindre des murs extérieurs. D’où une phase de nettoyage, décollage des anciennes peintures et « démoussage » éventuels. Il s’agit d’une tache bien plus difficile qu’elle n’en paraît même si le cadre est plutôt agréable.

    Avec les séances de jardinage on ne peut pas dire que nous chômons.

  • En attendant (quoi?) : profitons. La nature est belle et la vie est douce – faisons des provisions pour les temps qui seront plus difficiles voire durs. Nouveau suspens donc.

  • Pour une fois il est possible depuis plusieurs semaines de penser que le temps est incertain mais cette impression ne dure pas longtemps. Ça c’est du suspens, mon cher monsieur Inconnu. « AbFab » semble vraiment schlass, j’en suis inquiet mais cela ne l’inquiète pas, elle : ?. Alors pourquoi m’en informer souvent? Est-ce de la malignité, de l’orgueil ou de l’incohérence?

  • L’après-midi lors de ma marche thérapeutique j’appelle « BD » pour prendre de ses nouvelles. Généralement les gens n’appellent pas au motif « je suis le plus vieux, on doit m’appeler » – autant vous le dire tout de suite : je genre de considérations, je m’assois dessus : lorsque j’ai envie de contacter, je contacte. Donc je prends des nouvelles du parrain de la « nounette » et il va bien : il attend sa retraite avec une certaine impatience et son déménagement s’est bien déroulé. Il s’agit d’une performance pour lui vu qu’il déménage après être resté 63 ans à la même adresse. Cet homme n’est pas un aventurier et il en est conscient et contrairement à plein d’autres personnes il ne fait pas croire le contraire. Il aime la tranquillité et c’est bien pour cette raison que je l’aime. Selon moi : passer sous les radars n’est pas la pire des existences – le tout est d’être cohérent ce qui est le cas de « BD ». Ses livres lui suffisent pour être heureux.

  • Même horaire de lever mais agenda différent puisque je procède à l’arrosage du parc dans son entièreté ce qui n’est pas un petit travail. Quelques heures plus tard c’est le nettoyage du ru qui occupe mon énergie – sous le soleil et bien protégé la corvée n’est pas si désagréable. La « nounette » m’informe que son livre est arrivé.

  • Après cet accès de paresse le reste de la journée est une reprise en main, j’admets avoir dormi. Là est l’explication de cette flemme selon « AbFab » – peut-être.

  • La flemme de la veille continue : descendant tôt le matin je n’ai pas le courage de faire la moindre chose et ainsi je n’arrose pas le parc.

    Je suis plutôt quelqu’un qui fait les choses : j’aime me sentir utile. Je n’aime pas, par contre, faire pour faire : je veux faire quelque chose d’utile, de programmé et qui sera achevé. Je n’ai rien contre l’improvisation mais elle peut être source de désordres. Bien entendu je préfère faire quelque chose pour lequel je serai compétent ou que je peux apprendre et je préfère des instructions claires pour que le travail final soit ok.

    Donc savoir que j’avais prévu d’arroser et ne pas avoir la volonté de le faire par paresse me met extrêmement mal à l’aise. Quand je promets, je suis engagé – sinon, je ne promets pas. Et si je sais que je ne pourrai pas tenir ma promesse, j’informe et je ne cherche pas d’excuses – si elles existent ( i.e sont présentables), elles sont réelles. Quand on dit la vérité on peut vous tuer mais on ne peut pas vous attaquer.