• Le temps est de nouveau doux – j’en ai un peu ma claque de ces hivers qui n’ont d’hiver que le nom.

    Les échanges avec l’équipe municipale en compétition pour les prochaines municipales se mettent en place. Je ne suis pas tête de liste et probablement aucune chance d’être élu. De toute façon l’important est de concourir à la vie citoyenne.

  • La phase de normalisation semble proche. De mon côté, je n’ai pas eu de problème; seulement affirmer que de contrer un mauvais caractère est extrêmement facile ( lorsque de nombreuses autres façons se sont révélées infructueuses : il suffit de prendre le même ton et les mêmes arguments. Facile, vous-dis-je.

  • J’admets que me retrouver seul me fait du bien. Dans l’après-midi « AbFab » me contacte pour une course – le ton est cordial. La soirée est celle d’une paix assumée. Néanmoins je ne baisse pas ma garde – si notre vie commune s’arrête, c’est la leçon que je retiendrai de mon expérience avec cette femme. Ce qui correspond peu ou prou à la seconde loi de l’amour : « les combinaisons ne sont ni uniques, ni éternelles ».

  • Levée tôt, mon épouse se déplace à Paris. Il est intéressant de noter que l’envie de l’accompagner est absente de mon côté. Elle aussi je suppose. Voyons ce que j’ai à faire : 2 brouettes de bois plus un rendez-vous téléphonique pour un prochain cours sur un sujet complètement nouveau. Elles (les brouettes et la conversation) me causent un soulagement.

  • Le retour est lié à un sentiment de paix fragile. Prenons ce qui est bon dans la vie. Car j’ai passé un bon moment avec la vidéo de « vidéos et missions extérieures » qui retrace notre corvette baltique. Les images de l’époque (2011) sont apaisantes. Pour une fois je suis le plus jeune. Pour info : je ne suis pas né que « skipper » navigue depuis quelques années. La gentillesse de l’épouse de « skipper » est un moment délicieux et la verve de « voileuse » est d’une fraîcheur malgré sa maturité. On convient d’une nouvelle navigation et j’ai hâte de faire mon paquetage. A bientôt?

  • Pas de mon côté me concernant : je vais à Paris déjeuner avec « skipper » et son épouse, « voileuse 2 » et « vidéos et missions extérieures » avec lesquels j’ai effectué des corvettes mémorables. Elles sont bien agrippées dans un coin de mon cerveau bien que je sois un marin moyen, voire médiocre ( ex : c’est difficile pour moi de garder un cap) ce que je compense par la cuisine que je fais à bord et (paraît-il) la bonne humeur que j’installe. Le mal de mer m’accompagne ce qui fait de moi l’équipier idéal. Paris 15e est l’arrondissement où sont mes amis et je retrouve « vidéos et missions extérieures qui arrive en même temps. Les amis que je fréquente sont à l’heure car ils savent que le temps est la seule chose que je rattraperai jamais. Ainsi par respect de ma petite personne les personnes sont ponctuelles et au final cela va bien pour tout le monde.

  • A l’origine est que je fais attention lors de la manipulation d’assiettes (et) (mais) cela fait du bruit. Et rapidement selon « AbFab » « les assiettes sont cassées » ( aucune ne l’est) – le sens de la mesure, selon mon épouse : toujours en rajouter, monter en épingle un petit incident. Bien entendu elle subit une « grande violence » , alors qu’elle n’a pas été menacée, ni insultée, ni frappée – seulement que aussi chaud qu’elle, je réponds. Et une réponse, cela est insupportable. Dans l’après-midi elle n’est toujours pas calmée et bien entendu je dois consulter. Je réponds toujours et elle indique qu’elle a besoin d’air. Pour une fois je lui renvoie son argument favori et qu’elle veut définitif: « tu n’es pas dans ma tête « par la même phrase. Nous ne engueulons pas souvent mais elle sous-entend que c’est régulier ( ce qui est faux) et ainsi « elle a besoin d’air » – signification ? À cette seconde, j’ignore encore.

    En début de soirée, voici où nous en sommes.

    Bien entendu son week-end est complètement foutu. Me concernant, je ne regrette pas une seule seconde de ce week-end. Le sens de la relativité selon moi.

  • « Le théâtre pourquoi pas » dort encore lorsque nous partons pour la messe. ( La veille peu de temps après son arrivée, il s’écroulait de sommeil. C’est dur la vie d’étudiant / artiste.)

    Au retour « reine mère » déjeune avec nous et l’ambiance entre « AbFab » et moi vire à l’aigre tandis que nous finalisons le repas, de mon côté et à la colère du sien. Néanmoins, le déjeuner se déroule très bien, c’est ce que l’on appelle « laisser les couteaux au vestiaire ».

  • Une fois cette merveilleuse visite effectuée nous récupérons  » le théâtre pourquoi pas »l près de Dauphine/ Paris 9. Rappelez-vous : c’est ma fac.

    « Femme lisant », tellement classique et moderne.

    « Gudrun » est déroutant.

    « Image abstraite », un travail plus que classique pour Richter mais tellement moderne pour nous.

    « L’Annonciation d’après Titien » est un sommet d’humilité.

    « Marine nuageux » reflète tellement mes sentiments profonds pour ce type de paysage et de météo, bien loin des ambiances ensoleillées.

    « Pont de Ruhrtal » témoigne d’un tel équilibre de composition qu’il est bien difficile de s’extraire de ce travail.

    Il y a beaucoup d’autres travaux qui sont attachants – j’achète le catalogue pour « AbFab ».

  • Après un lever tardif ( mais c’est ok) nous nous préparons pour une visite à la Fondation Louis Vuitton et une exposition Gerhard Richter. Autant annoncer la couleur : nous en ressortons éblouis.

    Vous avez reconnu Stripe, toujours aussi vertigineux, voici la suite :

    4096 Colors hypnotique et euphorisant :

    « Dresde sous les bombes » pour évoquer les peintures « historiques », mais je n’ai pas mis les photos de la RAF

    « Emma » est un clin d’œil à Marcel Duchamp et autant le dire, c’est vraiment de la beauté à l’état pur.

    « Forêt » est sombre à souhait mais si fidèle aux ambiances de sous-bois que l’on peut s’y sentir protégé.

    « Glaces » fait partie de ces paysages sui évoquent pour moi une beauté absolue.

    « Grand rideau » peut sembler facile – bon courage!

    Un autre « Stripe » fuyant mais dans lequel j’aime me perdre.