• Je m’isole l’après-midi à la fois parce que j’en ai besoin et à la fois parce que c’est salutaire à « AbFab » de présenter la situation de « l’aîné il a tous les droits » auprès de sa sœur.

    Le soir nous nous couchons tôt : demain départ pour Rome ; normalement tout est OK au regard des réservations, embarquements et autres rendez-vous dans la capitale italienne.

  • Après la messe de Pâques nous attendons un peu la venue de « maths = musique? » et de sa famille pour partager le repas. Le temps est frais mais ensoleillé ce qui fait que la préparation de l’apéro se fait dans le jardin. Lorsque le reste de la famille débarque ce sont de touchantes retrouvailles qui permettent de lancer la chasse aux œufs – un très agréable moment.

    Pendant l’apéro j’enfile un kilt (!) pour jouer de la cornemuse – très, très balbutiant, je vous rassure. Succès assuré surtout lorsque l’aîné des enfants de « maths = musique? » s’assure que je le porte convenablement, mais oui vous savez très bien ce que cela signifie, bande de pisse-froids.

    Le repas en lui-même est horriblement conventionnel même si il est apprécié car appréciable.

  • « Une bataille après l’autre » est le film de la soirée. Vous savez certainement que j’aime le cinéma américain ( et on peut même dire la culture américaine) avec ma formule à l’emporte pièce : « il y a le cinéma américain et le reste de la planète qui s’y essaie » – désolé de ma stupidité! Vous ignorez aussi que la mère de la « nounette » ne jure que par la culture française, ce qui a amené, je crois, notre fille a s’immerger dans la culture du Japon.

    Étonnant, non?

  • La fin de matinée est consacrée à une séance de piscine. Nous en avons besoin, moi pour bouger mon corps, « AbFab » pour décompresser d’une semaine particulièrement éprouvante dont une nouvelle bouée de sauvetage à envoyer à « l’aîné il a tous les droits » qui décidément s’enfonce de plus en plus.

    Son orgueil met à mal, outre lui-même, ses enfants et a des conséquences sur sa fratrie. « AbFab » plaide pour des incidences génétiques, moi pour des raisons de classe sociale. De toute façon nous sommes face à une question : pourquoi dans une même fratrie, les chemins divergent, les valeurs peuvent s’opposer, les attitudes face aux situations diffèrent.

  • Le soir nous dînons un peu plus conséquemment et ce jour de jeûne m’indique que j’ai quelque peu malmené mon carême. Dois-je préciser que je l’ai bien malmené pendant des années?

  • Normalement ce devrait être ainsi : vendredi saint. Je l’ai toujours respecté ce jour tragique et aussi ce jour qui nous sauve. Nous déjeunons donc très légèrement.

    L’air frais, voire très frais, est de retour.

  • La série du soir est « Steeltown Murders » qui se déroule au Pays de Galles – glauque à souhait.

    Nous nous ne couchons pas trop tard. Cela vous étonne?

  • La méritocratie française donne parfois de belles vies comme celle du maire de la ville dans laquelle je donne des cours aux migrants. Celle d’un gamin d’un quartier défavorisé qui intègre une grande école prestigieuse avant d’entamer une belle carrière à l’international et revenir dans le quartier où il a vécu son enfance. Je trouve cela non pas méritoire mais tout simplement beau.

    Le cours est perturbé par la visite de l’édile dans le centre de son enfance – espérons qu’il servira d’exemple auprès des jeunes tentés par le commerce facile et mortifère.

  • Nous achevons de visionner « Le bureau des légendes » qui s’avère être une excellente série française. De savoir qu’une version américaine est prévue ne peut qu’en renforcer l’intérêt.

    Je contacte mon oncle et son épouse qui sont plus âgés que « reine mère » mais sans les turpitudes ce cette dernière – l’ascendance prolo? Si ces retrouvailles ont lieu, ce sera une joie pour « AbFab » qui souhaite mieux connaître ma famille paternelle, même et surtout si elle est différente de son monde. C’est une grande qualité de mon épouse de rencontrer sans jugement préalable.

  • Pas de poisson d’Avril ou alors je n’ai rien remarqué. Ce jour est tellement lié au poisson que la « nounette » ( son premier et son seul) qu’elle m’avait glissé dans le dos du haut de ses 8 ans et le petit sourire heureux qu’elle avait en me quittant. Heureux a été son père ce jour là, il en avait déjà pris l’habitude (d’être heureux) et il pressentait que ce serait longtemps ainsi – il ne s’est pas trompé. Car sa fille le rend toujours heureux. Faites-moi mourir assez tard s’il vous plaît de façon à vivre les évolutions de cette enfant qui reste une enfant même si à 33 ans c’est avant tout une jeune femme. Surtout une belle personne.