• Baron noir est l’excellente série que nous regardons et son aspect visionnaire dans l’évolution de la politique française est stupéfiant.

    Lors de mes promenades quotidiennes il peut y avoir des surprises comme voir du gibier ; aussi cette voiture plongée dans un fossé est plus qu’étonnant. Les chemins sont étroits et vallonnés voire pentus et souvent si ce n’est boueux du moins humides ; autrement écrit il fallait vraiment s’en débarrasser. Je demande à mes voisins si ils ont entendu parler de ce vestige : rien. J’en suis que plus étonné et je n’y vais pas par 4 chemins : intrigué.

  • Autrement écrit : la canicule est terminée ; reste l’été et c’est déjà une petite épreuve pour moi comme vous le savez. Pour « AbFab » c’est le temps qu’elle attend et qu’elle préfère. Sauf que que après le 15 08, pour elle, l’été est fini.

  • Résultat de cette grosse journée de bricolage : nous sommes fourbus. Nous trouvons néanmoins le temps d’inviter deux de nos voisins : »squat » et « 400 coups avant » pour passer un apéro dînatoire auquel nous avons conviés « reine mère ». Cela rajoute à la joie des travaux finis et à la fatigue qui va avec ; la vie à la campagne est hypra cool.

  • Étant allés à la messe la veille nous remplaçons l’office par une dense journée de bricolage : peinture, nettoyage de chantier, découpe de bois me concernant, peinture et nettoyage approfondi du chantier pour « AbFab ». La chaleur a baissé en intensité et c’est presque un bonheur de travailler. Pour un premier travail d’envergure à l’extérieur je m’en sors plutôt bien, dixit les dames du domaine. Et c’est bien mon drame intime : je n’ai pas l’impression d’être l’époux et encore moins le gendre, seulement le serviteur que l’on peut remercier quand bon semblera. D’ac, « AbFab » m’a plusieurs fois dit que si je voulais quitter l’endroit elle me suivrait, j’admets y croire à moitié. Peut-être ai-je tort.

    Je sais que c’est aussi à moi de faire preuve de patience, comme le fait mon épouse vis à vis de moi.

  • Puis après un déjeuner composé en grande partie des légumes du jardin (oui) nous travaillons sur la peinture de murs extérieurs de l’un des bâtiments de la propriété (la jardinerie). La veille « reine mère » avait indiqué que le blanc était un peu trop blanc : reboucher des trous est aussi une activité.

    « profHPI » vient pour récupérer son disque dur : merci pour le trésor. Me voici pourvu d’années de lecture. Dans ces moments mes envies de mourir se dissipent : pardon à la « nounette » d’avoir de telles idées. Je rassure tout le monde : je n’ai PAS envie de me suicider mais face à quelques impasses existentielles, je me dis que le rappel à Dieu est envisageable. D’autant que j’ai confiance en sa miséricorde.

  • Cela devrait suffire pour caractériser la journée, non? Pas tout à fait.

    Tout d’abord nous allons à la messe dans une petite église au lieu de la grande cérémonie organisée à la collégiale avec l’évêque. J’aime beaucoup l’endroit et le curé très âgé radote un peu mais de façon érudite ; un petit régal donc.

  • « profHPI » repasse me voir car nous avions convenu qu’il me dépose son disque dur contenant l’intégrale de Spirou en version électronique depuis 1938 ( la création) afin que je le transfère sur mon disque dur. C’est un très beau cadeau de bienvenue. Nous restons de nouveau quelques heures à discuter sans façon sur la BD sans « AbFab » car cette dernière est au labeur.

    « AbFab » marque ses premières distances avec « profHPI » qui trouve que ce dernier parle trop, trop fort et de façon trop passionnée. C’est vrai mais n’est-ce pas le pendant de la générosité? L’attitude de « AbFab » me laisse perplexe : pourquoi relever quasi systématiquement ce qui peut gêner lorsqu’en face il y a tant de potentialités à découvrir?

  • La canicule actuelle me plonge dans des souvenirs d’enfance : la langueur de mes premiers étés sans mes parents à la campagne dans l’Allier. Une période récurrente pendant 5 années que j’ai beaucoup appréciée parfois avec mes frères, parfois l’un puis l’autre, parfois seul. Le visage des fermiers m’est encore familier ainsi que les crêpes, le beurre, l’aide que j’apportais, la crudité de l’environnement dans le sens de son immédiateté comme cueillir des haricots, tuer un poulet pour le midi, récolter les œufs sous les poules, manger le fromage de chèvre qui mûrissait et tant de merveilles, simples et vraies.

    û

  • Nous voici donc en début de soirée avec « profHPI » qui s’avère être aussi un passionné de cette architecture maritime si particulière qui est celle des phares. Et là aussi il est à fond les ballons sur le sujet ; moi qui pensais en connaître un bout je vois qu’il pousse l’amour jusqu’à collectionner des figurines sur ces édifices. Pour moi c’est ok et pour « AbFab » aussi me semble-t-il. Il devait rester 1 heure et c’est 3 heures de plus qui s’écoulent. Entre autres sujets les enfants respectif de « profHPI » et de « AbFab » qui ont en commun d’être HPI. J’admets avoir quelques difficultés avec le concept car tout le monde semble l’être. Suis-je jaloux?

    (De mon côté je sais que malgré mes diplômes et ma carrière je suis quelqu’un d’une intelligence moyenne. La « nounette » est beaucoup plus intelligente que moi et elle a eu une scolarité de rêve et je ne pense pas qu’elle soit HPI. Elle a aussi développé des qualités humaines qui rendent son personnage plus qu’attachant : sa capacité à se faire des amis et à défendre ses idéaux force le respect. Mais comme elle ne la ramène pas elle passe sous les radars.)

    Comment évoluera ma relation avec « profHPI », je l’ignore et je suis patient.

  • Depuis quelque temps je dois rencontrer « profHPI » qui est un des co-listiers de la dernière bérézina municipale et entre les obligations de l’un et de l’autre et les vacances de l’un et avant nos propres congés il y a une fenêtre de tir. Nous ne la loupons pas – pour notre plus grand plaisir car cette homme s’avère être très intéressant.

    Sa personnalité est celle d’un écorché vif qui le sait et qui ainsi réussit à contenir son sens de l’injustice. Nous avions parlé pendant la campagne d’une passion commune : les BD et j’ai rapidement découvert que je suis un petit joueur face à sa collection, aux planches originales qu’il détient et autres collectors. Je me pensais bien pourvu mais savoir qu’il détient tous les Spirou, cela place la barre (très, très) haut.

    Le matin est consacré à des travaux de bricolage et d’arrosage : un peu de travaux manuels ne nuisent pas.