• La journée est plutôt chaude et nous la passons chez notre amie qui bien que ayant moins de ressources que « reine mère » habite une grande maison où le foutoir est plutôt organisé – disons que nous ne sommes pas dans un mausolée comme le voudrait ma belle mère.

    A la fin de cette journée je suis pris d’une grosse flemme et je décide de lire. J’ai des plaisirs très simples et qui je le pense sincèrement sont des petits actes de résistance face à la déferlante de décervelage qui assaille notre société. Oui c’est ok de se servir d’un ordinateur, de l’Internet et aussi d’un téléphone mobile et je le fais mais je ne suis pas en addiction, à ne pas lire des notifications à la chaîne, à visualiser les vidéos de chats-bébés-chiens-poules-canards-mettez ce que vous voulez, à répondre compulsivement à des bêtises colportées sur les réseaux, etc. J’essaie de pratiquer la déconnexion soucieuse. Je sais aussi que je ne détiens pas la vérité, j’essaie de penser par moi-même et je sais que c’est aussi quasi impossible.

  • Il était prévu une journée de partage joyeux avec « donnez, donnez, il restera toujours quelque chose » et ce sera ainsi. J’échange avec notre amie sur le trajet qui est un peu perturbé par l’annonce d’une entrée à l’hôpital d’un paroissien très âgé. Les technologies actuelles permettent de trouver un prêtre pour les sacrements. La vie en communauté avec ses joies et ses peines – tout ce qui fait collectif et soude une population.

  • Soirée paroissiale, donc. Recueillement de messe en première partie. Fête dans les couleurs, dans les saveurs, dans les échanges. Cela ne se recycle pas.

    Plus tard il y a un accroc lors du raccompagnement de « donnez, donnez, il restera toujours quelque chose » à son centre de rééducation – une broutille.

  • Vous avez remarqué que nous sommes passés de l’Espagne en Irlande – le paradis sur terre, selon moi. Les clichés sont ceux qui n’ont pas été publiés à l’époque du transParis version 1.

    La journée est dense et nous avons une grosse séance de piscine, suivie d’un déjeuner qui se passe moyen – moyen entre « reine mère » et son petit fils. Je suis plutôt serein car le soir nous avons messe suivie d’un apéro dînatoire avec les paroissiens.

  • « le théâtre pourquoi pas » rejoint donc l’apéro avec les madames; « reine mère » prend seulement le temps de saluer son petit-fils au vu de son degré de fatigue. Le jeune homme s’installe dans son camp de base d’autant plus vite que lui aussi est exténué de son mois de travail au restaurant.

    Donc assez tôt nous nous retrouvons livrés à nous mêmes : super!

  • Pas grand chose à dire pour cette journée si ce n’est que en fin d’après-midi je m’éclipse pendant l’apéro hebdomadaire pour aller chercher « le théâtre pourquoi pas » à la gare. Sur le chemin je poursuis l’écoute de ma liste musicale : chanson française.

  • La messe est un moment d’intense émotion : l’église est bondée et beaucoup pensent aux orphelins ( le meurtrier s’est suicidé) et à la jeunesse de la victime. Brrrr.

    Cette émotion persiste tandis que nous déjeunons avec un copain. Heureusement que la discussion va se porter sur les courgettes et autres tomates : la vie continue oserais-je dire.

    Le Baron Noir, saison 1 meuble notre soirée. 

  • Et pourtant nous occupés dans cette matinée par des obsèques d’une jeune femme victime d’un féminicide. ( Notre village si tranquille en a connu deux en quelques jours d’où l’émoi des habitants.) On a beau dire mais il semble qu’il y a quelque chose de vicié chez nous les mâles. Une question d’éducation ou une prédisposition à la violence en règlement des problèmes?

  • Installés nous commençons par déjeuner car c’est l’heure et que nous avons faim : léger mais savoureux. Puis nous allons nager ce qui me fait du bien. Heureusement que nous avons un parasol car la chaleur est élevée.

    Le retour est cool et pour « ABFab » c’est un peu comme si elle avait pris une semaine de vacances.

  • Journée à la plage car « AbFab » a besoin de faire une pause et « reine mère » a besoin elle de voir sa seconde fille. La côte normande est à une heure de route de chez nous et nous voici partis sans façon avec un piquenique pour la plage.

    Nous arrivons sans encombre chez « maths = musique? » et après avoir déposé « reine mère » nous allons sur la plage. La chaleur et les vacances font qu’il y a du monde mais comme la plage est très longue il n’y a vraiment pas cette impression de surpopulation