• Et selon moi cet hiver a été particulièrement doux, à part un petit épisode neigeux de 3 jours (oh! là!là!).

    Le matin je me retrouve avec certains colistiers à prendre un café au bar du village, nous joignons le groupe des habitués à doses homéopathiques de façon à ne pas perturber. J’y croise l’ex de « squatt » toujours aussi pétillante.

  • Vous comprenez que je n’ai pas signé pour cela. Autrement écrit : je ne sais pas comment m’en sortir. Je crois qu’il n’y a pas une activité où je ne me suis pas montré au moins une fois défaillant, approximatif, pas dans le bon tempo, etc.

    Le soir nous avons une nouvelle réunion de travail afin de finaliser l’agenda de nos prochaines actions : mise au point argumentée de la Maire sur la question des logements sociaux, prochaine réunion publique, organisation des salles de vote Je ne rentre pas si tôt que prévu et « AbFab » a un grand besoin de sommeil ; je l’accompagne car je suis un peu claqué, je dois l’admettre.

  • Dans les temps anciens et de l’autre côté du Channel, on aurait dit « gentleman-farmer », mais là n’est pas le propos. Je me mets à ranger le bois coupé la veille et provenant de l’arbre abattu. C’est un joli travail physique pour lequel je me protège avec une ceinture dorsale – et oui, je vieillis.

    Au retour de « AbFab » qui revient d’une visite dans une prochaine réalisation (je l’espère si je suis élu) s’ensuit une conversation qui me laisse mal à l’aise. Encore une fois le bois rangé risque de perturber sa vision vis à vis du bois. Je n’arrive pas à croire que la vision d’un tas de bois coupé devienne insupportable au point de causer des malaises, des maux et autres maladies alors que cette la durée de vision (fractionnée) s’étale sur 10 minutes par jour maximum.

  • Nous nous rendons le soir au dernier conseil municipal de la commune, une façon comme une autre de montrer l’équipe. Les débats ne sont pas invités pour des raisons réglementaires, même si certains essaient de placer leur (petit) grain de sel. Je pense que les membres de l’équipe adverse a pu se faire une idée de visu des deux personnes qui les ont contrés durement sur les réseaux sociaux. Je ne regrette pas mon choix de m’être inscrit sur la liste de l’équipe sortante.

  • Le matin Celsius +6, pas la peine d’entretenir le poêle. Le bûcheron vient abattre un arbre qui menaçait la maison et ça en fait un sacré paquet que je vais avoir à ranger dans les jours qui suivent. Même pas peur.

  • Ce qui a mobilisé mes attentions est que après la messe des paroissiens sont venus me voir pour indiquer qu’ils m’ont vu sur la liste électorale. C’est le moment de les informer sur notre programme, de désamorcer les rumeurs que fait courir le camp adverse. Bref de faire campagne. Nos chances sont réelles même si les miennes sont quasi nulles vu que je suis en fin de liste.

    Nous visionnons la 3e saison de « The night agent » qui prend un peu d’épaisseur et qui a des « méchants » pour le moins déroutants car capables de changer de camp, jusqu’à en devenir presque sympathiques.

  • Pas de curé à déjeuner, pas de sortie dominicale à part ma marche thérapeutique, pas d’invité spécifique ; ce n’est pas le désert pour autant.

  • Gare à la consommation : malgré son souci de ne pas acheter, « AbFab » revient avec des t-shirts me concernant. Participer à cet acte ( même si les t-shirts sont beaux) me fait drôle car j’ai déjà beaucoup de vêtements. Disons que je suis un homme qui use ses vêtements jusqu’à la corde. Voyez aussi une personne qui se dit avant d’acheter : « en ai-je besoin? » Je vous rassure je ne suis pas insensible aux sirènes du Marketing mais je crois savoir les tenir à distance.

  • Aller dans une jardinerie est une joie sans nom pour « AbFab » et nous achetons un gainier du Canada – un arbre destiné à cacher une maison éloignée dont la vision gâche la vie de mon épouse. J’apprécie aussi déambuler dans les allées en m’arrêtant devant les vivariums et les bonsaïs. Il y a 30 ans environ j’en avais cultivé quelques uns ( oui!) avant qu’ils succombent lors de la première grande canicule du XXIe (2003) car nous étions partis en vacances.

    Retrouver un centre commercial après un déjeuner dans un restaurant à base de nourriture américaine – appelons tout cela le « soft power » américain, même si ce dernier s’effondre en ce moment.

  • Je termine « Eunig marcheur » car je dispose d’un peu de temps. Au-delà du tour de force littéraire ( un roman entier dans une écriture « appauvrie » d’un langage post apocalypse littéraire qui permet des percussions sonores et linguistiques savoureuses) l’intrigue n’est pas emballante et les personnages me laissent froid. Merci tout de même à « le golf atout prix » de me l’avoir offert.

    Auparavant j’ai pu échanger avec « la nounette » qui se porte bien malgré le futur incertain de l’entreprise qui l’emploie. L’agenda est le suivant : si son entreprise disparaît (ou prévoit de disparaître) au mois de mars prochain, il lui restera 6 mois avant de quitter le territoire. Perspective peu réjouissante et pour préparer ce retour je lui donne les coordonnées d’un studio que « squatt » connaît – histoire de préparer le retour qu’elle souhaite effectuer courant 2027. Dans le même temps la savoir au Japon avec des perspectives potentielles de tremblements de terre me rassure davantage que de la savoir en France avec la Russie belliciste et la violence entre groupes radicaux.