• Il y a tout de même quelques inconvénients : l’éclairage nocturne omniprésent et le fait que des malades dans d’autres chambres se disent qu’écouter une information télévisée à 4 heures du matin ne dérangera pas les autres / l’environnement.

    La journée se déroule ainsi entre mon lit et mon lit : je lis et regarde quelques émissions de Arte en rediffusion. Je ne suis pas malheureux : la situation ne peut que s’améliorer.

  • Il s’agit des soins apportés par les infirmiers et infirmières, par les aide-soignantes et aide soignant, ainsi que de la visite des docteurs et autres chirurgiens. L’ambiance est affairée et écoutante, je me sens entre de bonnes mains.

    La nuit n’a pas été reposante : je n’ai pratiquement pas dormi à la fois à cause des gémissements de mon voisin de chambre et à la fois par ma douleur et surtout je ne sais pas où et comment poser ma jambe opérée. La cause? Les redons et perfusions qui rendent difficiles tout mouvement. Les douleurs (supportables) sont atténuées par les médicaments appropriés.

  • Je me réveille dans la salle ad hoc et le moindre que l’on puisse dire est que je me sens entravé avec les redons et la perfusion. C’est ennuyeux.

    Après un court voyage en lit roulant me voici de retour dans ma chambre. M’attendent « AbFab » et « le théâtre pourquoi pas », ce qui constitue, on s’en doute une belle joie. Néanmoins je ne suis pas schlass au point de ne pas rire à la blague de mon beau-fils. Dans la nuit japonaise la « nounette » réagit ; c’est bon de savoir qu’elle participe à mon réveil avec son décalage horaire de 9 heures. J’ai quelques douleurs qui sont supportables.

  • A partir de 9h, c’est parti pour une intervention de 5 heures – ce doit être fatigant pour les personnes autour de la table d’opération située dans un bloc opératoire dont les dimensions me semblent cyclopéennes.

  • J’ai choisi d’être en chambre double et je ne le regrette pas.

    Lors de la préparation de l’intervention l’aide-soignant me rase bien que je ne suis pas beaucoup poilu sauf au niveau du sgeg. Seul sans les polis mon sgeg me paraît tout petit : « Ça surprend3 me dit l’aide soignant. Je confirme et nous voici partis dans un éclat de rire.

    Vous avez à présent l’explication de mon retard dans le transParis. Je me doute que cette absence de publication n’a pas perturbé votre quotidien.

  • Tout est dans le titre : l’installation se passe dans le calme et la bonne humeur. « ABfab » malgré sa connaissance pointue du milieu hospitalier est tout de même anxieuse. Et moi? Comme je fais confiance aux praticiens ( ils ont éfé formés pour cela, non?) il se dire qu’il y a pire comme situation d’une intervention délicate mais habituelle et programmée.

  • La journée est surtout consacrée à préparer mon séjour prochain à l’hôpital. Comme souvent il faut trouver un compromis entre mon aspect minimaliste d’un sac de voyage et « AbFab » qui a une vision très « garde robe » de ce même sac.

  • Tout le monde se réveille un peu tard : normal pour « ABFab » qui a tenu le volant sous des conditions difficiles. Une nouvelle tournée dans le jardin confirme que « l’aîné il a tous les droits » s’est occupé du potager et autres plantations malgré l’absence de pluies: les tomates sont belles malgré leurs formes étonnantes. Et plus tard sous la dent : un délice.

  • Franchement je la trouve rigolote cette blague même si la pluie diluvienne rend la conduite difficile. Sans surprise « AbFab » tient le volant ce qui me va bien – je déteste la conduite automobile. Nous arrivons dans la nuit et notre campagne a un peu reverdi. Disons que cela sent l’herbe mouillée.

  • C’est le jour de la rentrée dans les Yvelines. Après avoir remercié « et Dieu dans ce bord d’aile » pour ce séjour enchanteur nous levons l’ancre en milieu d’après-midi. Nous quittons cet homme avec un peu d’appréhension car il nous semble fragile et les solutions au « burn out » sont plutôt limitées.