• Ce n’est pas une excuse mais je suis pas mal dans le coltar. Les soins commencent pas agréable mais pas douloureux pour autant.

    Après l’accueil un peu fatigant de la veille je me surprends à beaucoup dormir.

  • « reine mère » et « l’aîné il a tous les droits » veulent également que je leur fasse une visite : le moment est chaleureux. Je profite du reste de la journée pour organiser la tournée des infirmiers qui viendront effectuer les soins.

    Puis je vais dormir tôt car la douleur est trop présente.

  • Le départ est cafouilleux sur le plan administratif mais un très gentil chauffeur de taxi résout la question qu’il m’aurait été bien difficile de traiter avec ma béquille et mon sac qui est vraiment très lourd car il fallait me déplacer vers d’autres services. « AbFab » m’accueille avec son amour et comment dire, je ne suis pas prêt de m’en lasser.

  • Les sujets de conversation ne manquent pas : nos lectures, les découvertes en astrophysique, l’avenir du loft, les autres amis, les réalisations de son compagnon qui sont à mon avis à relativiser au regard du réel talent de « peintre », la tournée d’automne de l’EDF de rugby, etc.

    Après le départ de « &quilibre » j’apprends que demain je quitte l’hôpital.

  • « &quilibre » passe me voir en fin de journée et il fait une de ces bourdes dont il a le secret. ( Ce secret, je le connais : comme moi il est souvent dans la lune.) Voici : en entrant dans la chambre ( double) il s’arrête chez mon voisin et ne me reconnaît pas ( et pour cause!). Je l’interpelle et il accède à mon espace : »Oh putain en voyant que je ne te reconnaissais pas je me suis dit que l’opération n’avait pas réussi! » Nous partons dans un fou rire. Il m’a apporté mon gâteau préféré, celui qui fait froncer les sourcils de « AbFab ». Oui le pudding est faits de rebuts, est recuit plusieurs fois ou a peut-être traîné dans la poussière, mais j’aime ce gâteau pour son côté rustique. Crade aussi.

  • Comme prévu « AbFab » me fait une petite visite avant de dîner chez « le golf atout prix ». Elle a profité de ce samedi pour une séance de magasinage – elle en est toute contente. Et yeap : cela me fait du bien.

    Peu de temps après son départ les redons sont retirés : quel soulagement. Je peux déambuler dans l’hôpital sans être trop gêné malgré les douleurs et autres tiraillements qui persistent. La kiné me montre comment monter et descendre les escaliers : facile.

    Le quotidien des journées demeure inchangé.

  • La veille les perfusions m’ont été retirées, ce qui accroit ma liberté de mouvement et ainsi j’effectue une nuit presque complète. Cool, non?

  • Et sinon, comment est-ce que j’occupe mes journées? Après les nuits qui s’améliorent également, je dors tout de même beaucoup. Lorsque je ne dors pas, je lis ou écoute une vidéo ou lis mes courriels sur mon PC : nous conclurons que je ne m’ennuie pas.

    Un petit mot concernant les repas : si ils sont diversifiés, ils sont peu appétissants. D’un autre côté nous ne sommes pas dans l’hôpital pour une cure gastronomique. Notons que l’appétit n’est pas là, donc peut-être que même si les repas étaient appétissants, peut-être que je ne mangerais pas davantage.

    Ce qui compte : l’opération est réussie, les douleurs sont supportables, la situation s’améliorera.

  • Il me faudra être (très) patient : environ 5 jours pour les redons, 2 pour les perfusions, demain pour une séance de kinésithérapie, une grosse semaine pour la sortie. Finalement comme il semble que je progresse vite (ne riez pas : je me suis rendu autonome pour les toilettes et la douche) la kinésithérapeute débarque : les premiers pas dans le couloir sont chancelants, douloureux, concentrés, enthousiasmants mais fatigants : je regagne avec bonheur mon lit. Par contre je suis toujours entravé.