La baignade de 9h du matin est un réel délice : à 50 mètres du studio, nous n’allions pas bouder notre plaisir. Départ vers Marseille et son aéroport pour accueillir le Président de l’entreprise de mon épouse.
Sur la route, le déjeuner est pris dans un bouiboui qui s’avère un hasard heureux.
Nous ne restons pas cependant longtemps sur la plage car le vent est soutenu, abrasif et fatigant au bout du compte. « BornToulouse » regagne sa ville et nous de notre côté nous poursuivons notre excursion sur le littoral méditerranéen afin de dormir à La Grande Motte – village emblématique des Trente Glorieuses s’il en est. Surprise : l’endroit est agréable car aéré et bien ombragé, les bâtiments sont d’une facture typiquement « allons vers le progrès des masses », parfois étonnante et surannée, mais dont l’entretien est patent ; les usures relèvent du sel et du vent, inconvénients que rencontrent habituellement les constructions situées en bord de mer.
Quelques ratés avec la location pour y accéder – la plateforme la plus célèbre a parfois des ratés. Le studio est minuscule mais comme nous y passons seulement une nuit, pas la peine d’en faire un plat.
Où partons-nous aujourd’hui? La direction est celle de la Méditerranée et c’est ok. Il fait moyennement chaud. Ma façon de m’avancer dans l’eau impressionne « BORNToulouse » qui perçoit la mer encore fraîche à ce moment de la saison. Nous déjeunons à Narbonne et « AbFab » reçoit des messages de fête des mères de ses enfants. Tout va bien, si vous l’ignoriez.
L’après-midi est consacré au magasinage comme on dit dans ma « belle province ». Nous sommes encore émus par la cérémonie du matin. De retour de cette séance nous cherchons un endroit pour voir le match de la finale européenne de football – « bornTOulouse » est le seul footeux de la famille. Nous la verrons d’une usine reconvertie en halle qui renferme quantité de restaurants dont les plats se dégustent sur d’énormes tables conviviales. L’ambiance est électrique mais je dois admettre que je suis loin de la folie ambiante (« AbFab » aussi) vu que notre ballon préféré est ovale, comme vous le savez.
« enciellement ». Oui. C’est nouveau pour moi et franchement c’est beaucoup plus beau et plein d’espoir qu’ »enterrement ». Vous ne trouvez pas? Nous, nous trouvons très beau ce mot.
Ce matin nous nous rendons à cette cérémonie d’accompagnement du père d’une des plus grandes amies de « AbFab » et le moindre que l’on puisse dire est que la messe est émouvante. L’église est pleine et l’office est rempli de belles musiques et de textes inspirants.
Tout va bien donc lorsque les travailleurs me récupèrent dans le jardin pour un déjeuner dans le centre de Toulouse. Il est prévu que le Président rentre à Paris pour nous retrouver lundi et ainsi nous retrouvons « bornToulouse » qui nous héberge. Le déjeuner est protégé par une ombre efficace mais il est clair qu’il fait (très) chaud. Un peu de visite dans la ville chérie de mon épouse. J’admets que je m’y sens bien aussi même si mon cœur reste dans la capitale.
Le soir « BornToulouse » nous propose une adresse qui est à recommander dans le vieux Toulouse et la promenade est un enchantement. Le jeune homme est super heureux de voir sa mère qui le lui rend bien. Certes il fait chaud mais pour une fois je supporte.
Nous partons très tôt pour décoller de Orly vers Toulouse. Nous sommes accompagnés du Président de l’entreprise de mon épouse. Il s’agit d’un homme encore plus anxieux que moi, qui a une belle idée entrepreneuriale mais qui ne sait pas comment lui donner un élan véritable. Il est vrai qu’il a face à lui des rentiers qui protègent leurs privilèges en lui mettant des bâtons dans les roues.
Pendant leur rendez-vous professionnel il est prévu que je commence mon séjour aux Abattoirs, le FRAC de l’Occitanie. Las! le musée ouvre lorsque « AbFab » et son Président sortent de leur rencontre. La chaleur est forte et je m’installe sur un banc dans le jardin public qui jouxte le musée. J’y passe un moment frais et calme à lire – un peu de calme ne me nuit pas.
Je suis un peu dépité car cet après-midi il y avait une apprenante. Tous les animateurs le constatent : mai est une hémorragie d’apprenants. Je suis très content car l’apprenante montre qu’elle a compris un point de grammaire fondamental comme la conjugaison des verbes du premier groupe des verbes du 1er groupe.
En attendant je profite de ma retraite dans des murs qui me protègent de la chaleur dans une campagne luxuriante et reposante. En attendant je suis heureux.