
Je confirme, chers amis.
Démbulons nous perdrons bien quelque chose.

Je confirme, chers amis.

Semble-t-il ; profitez des clichés de notre passage à Lyon.

Lors de ma promenade thérapeutique je m’aperçois de dégradations sur la voie publique – futur conseiller municipal, vous comprenez que je me sens interpelé. En écrivant cette phrase je me rends compte que j’essaie de ne pas m’encroûter : la marche me fait bouger physiquement et ma préparation à la future élection me fait sortir de ma zone de confort. Alors oui il y a des routines ( le bois, la messe, les repas, le divertissement du soir) ; la vie quotidienne l’exige.
« Aviator » est le film du dimanche soir ( une autre routine!) et bien que l’ayant vu à sa sortie, j’ai de nouveau un grand plaisir à le visionner.

Je me pose cette question car j’ai l’impression de peu bouger, de peu produire – autrement écrit : de ne pas faire grand chose. Examinons :
Étant à la retraite je pourrais lire, regarder la télé, faire un peu de jardin, me lever tard, dormir tôt, saluer les voisins, sortir le chien, etc. – toute l’image de la retraite que l’on a eu d’elle dans les années 70 à 2000. Tout cela est bien différent à présent mais pour autant « chassons-nous chaque jour le vieux qui est en nous » comme le dit Clint Eastwood?

Après cette exposition chassés par la fermeture du musée et parce que nous devons attendre ce soir pour dîner chez « veuve » nous nous faisons héberger par le Palais de Tokyo : c’est à deux pas.

Mon esprit divague sur ce que seraient mes journées si j’étais resté à Paris et je parie qu’elles se seraient partagées entre prise de clichés transParis, mise en forme de ces photos, et certainement prendre du temps dans des cafés parisiens. Je n’exclue pas que j’aurais effectué au moins un voyage par mois hors de ma ville chérie. Mais j’ai la chance de ne pas être seul : le meilleur des deux mondes.
Nous sommes à l’heure chez « veuve » bien que piégés par l’ambiance très détendue, mais alors très détendue du café. La soirée est que nous sommes très bien accueillis. J’essaie de goûter le vin et sans surprise je suis incapable de la moindre subtilité dans ce domaine. Le dîner par contre est bien concocté dont le foie gras cuisiné par « AbFab ». Le retour s’effectue tranquillement dans la nuit et comme le matin j’avais préparé le poêle, son allumage et sa mise en route prend peu de temps.
Belle journée.

Que retirer de ce samedi? Voici : « Le golf atout prix » s’emmêle les pinceaux et ainsi nous pose un lapin. Après nous être réfugiés dans un café (d’où le titre) – un rade, en fait, conviendrait mieux – notre amie se confond en excuses et sa proposition pour le lendemain ne nous convainc pas du tout. Tant pis ce sera pour la prochaine fois.
Nous re configurons notre journée qui sera bien japonaise : déjeuner dans un restaurant de cuisine traditionnelle japonaise, visite de l’exposition « Le manga, tout un art ! ». Appelons cela la faculté d’adaptation.

Et ainsi nous voici au Musée Guimet : vous reconnaissez l’entrée. Je connais ce musée pour y être allé avec « femme f » et « voileuse » – cela semble si lointain.

Dès l’entrée c’est ok : reproduction de mangas, dont un Gozilla et l’ambivalence du Japon entre identité de l’archipel et influence américaine/occidentale – un miroir aux alouettes.

Très vite cependant sont présentés les premiers travaux annonçant cet art datant du fin du 19e siècle.

Ce vélo est un outil permettant de présenter les œuvres destinées aux enfants, entre images et textes, une sorte de théâtre de Guignol qui découvrirait une boîte à films, un travail profondément émouvant.


Bien entendu nous rencontrons des planches qui permettent d’admirer la virtuosité des dessinateurs ( même si préfère toujours celle des comics du Batman ou les beautés de Franquin et autres Moebius-Giraud) et la foisonnement des univers.

En parallèle de nombreux objets complètent l’exposition comme des paravents ou des dessins de soie de quoi vouloir commettre un hold up.



Le final est saisissant avec ce défilé de mode dont je retiens que certaines productions..

Je finalise presque les comptes de la société. J’aide une apprenante à comprendre un exercice et je lui souhaite une réussite professionnelle/personnelle. Je participe à l’élaboration de notre plateforme électorale. Je positive comme je peux.

Le matin commence moyennement vu que « AbFab » me demande de ne toucher à rien. Quelques minutes plus tard je profite d’une leçon d’ « allumage de poêle » – instructif.
Vous l’avez compris : je me sens de moins en moins en phase dans cette maison. Je cherche au moins une activité pour laquelle j’ai pu être reconnu comme potable. Je ne trouve pas.

Comment se sont déroulés les cours de français? Comme le bonheur de trouver un sas.
Puis j’enchaîne avec une réunion avec mon frère qui a le bon goût (selon lui!) d’habiter loin de l’Île de France ; un second sas.

« AbFab » râle dès le matin et je me retrouve piégé dans l’allumage du poêle. Il en suit une énorme frustration. Suis-je vraiment bon à rien ou mauvais en tout? Ou les deux? Ou autre?
La question qui reste en suspens : combien de temps cela durera-t-il?