• Nous emmenons « reine mère » à Paris chez sa seconde fille ; de notre côté nous avons une « raclette party » chez « &quilibre » et « finalement lorsque l’on arrête l’alcool les neurones reviennent », avec « petite sœur » accompagnée de « chaos », et « j’aime la politique mais pas que » avec son mari « contre mauvaise fortune ». Mais avant cela je propose à « AbFab » de se rendre à la messe dans l’église de mon enfance, église que j’avais désertée vers 12 – 13 ans pour m’adonner au rock’ n roll. Je suis assez ému de m’y retrouver dans cette basilique. A la sortie nous rejoignons « petite sœur » et « chaos ».

    ( L’humeur de « reine mère » était massacrante – quoi de plus drôle?)

  • Je commence cette nouvelle « aventure » avec le sentiment que j’ai beaucoup à apprendre : l’importance de la Région ( car elle a un rôle majeur, ne serait-ce que dans le financement), les attentes de mon village, le « métier » de conseiller municipal, les travaux avec mes prochains co-listiers ( mais aussi nos prochains adversaires), la présentation de notre « profession de foi ».

    L’après-midi c’est la séance des vœux de la Maire : discours des réalisations « en creux » bien ficelé puis le buffet. Je me heurte à un opposante à l’équipe en place qui lorsque je luis dis pour qui je roule ( bien entendu nous ignorions nos positions respectives) brise là notre conversation alors que nos échanges étaient aimables/cordiaux/enjoués. Tout le paradoxe des relations villageoises révélé en 10 secondes.

  • Nous commençons notre journée par une séance de piscine : toujours agréable après car pendant quel ennui ! « AbFab » dit toujours qu’elle a envie d’y aller comme de se pendre, et à la sortie, sans façon, elle est super heureuse. Elle nage très bien et plutôt vite; je n’aime pas la natation en piscine et même si je nage un peu plus qu’elle en temps, ma distance est beaucoup plus courte. A chacun ses facilités, moi c’est la marche.

    Je la poursuis avec la séance de photos avec les membres de l’équipe : 99% des personnes m’en sont inconnues. C’est l’occasion de parler avec de nouvelles personne. Une ambiance de recherche de travail en équipe peut s’installer ; nous verrons bien comment se déroule notre première réunion de travail : quels sujets, quelles approches, quels dialogues? De nouveau à l’Hôtel de Ville? Réponse le 15 Mars.

  • Les préparatifs à l’élection municipale vont bon train : de multiples échanges via les réseaux sociaux ayant en ligne de mire l’équipe adverse me laissent froid – le silence est parfois plus productif. De mon côté je procède à un repérage lors de ma marche thérapeutique demain nous avons une séance photo.

    « Turn » en sa 4e saison et je dois dire que se replonger dans les affres de la guerre d’Indépendance américaine a quelque chose de salutaire, surtout si l’on regarde le rôle de notre pays, dont l(intervention rend ok la victoire des américains.

    Ne niez pas que vous auriez pris ce cliché.

  • Je suis réveillé très tôt car je dois aller avec « reine mère » dans une librairie associative. Le temps recommence à fraîchir.

    La visite dans cette librairie est un agréable moment ; de toute façon être dans une librairie c’est comme être un gourmand dans une pâtisserie. Et avec « AbFab » vous redécouvrons pourquoi nous sommes mariés.

  • Quelques nouveautés cependant : je rédige ma profession de foi et ma présentation pour les électeurs en vue de ma participation aux prochaines municipales. Je coanime le cours de français et pour la première fois il y a du travail, pas seulement de l’esbroufe facile « parce que j’ai la chance d’être allé(e) dans le système scolaire français et que vous non » – si vous voyez ce que je veux dire. « ABFab » ayant eu besoin de la voiture je rentre en partie à pied et en partie en bus, ma jambe me fait trop mal au bout de 45 minutes ; je réalise tout de même ma marche thérapeutique quotidienne.

    Je corrige également quelques éléments du partiel que j’ai donné aux étudiants – beaucoup balisent car j’insiste bien sur le fait que je n’hésite pas à mettre des mauvaises notes et ce d’autant que j’ai pris le temps en amont de préparer l’examen et que, oui, parce que j’ai mieux à faire de ma vie que de « couler » les autres, je ne tends pas de pièges ( la vie s’en chargera bien mieux que moi) et que je préviens de ce que j’attends.

    Le soir lorsque « AbFab » rentre j’écoute les suites de Haendel version piano – quelle sérénité, quel bonheur!

  • Je vous l’ai déjà dit : ma vie est plutôt routinière/banale. Exemples : je commence ma journée avec la corvée de bois, échanges avec les besoins des voisins ( « tiens aujourd’hui il fait chaud et demain c’est pluie, du coup je n’ai pas rallumé le poêle »), préparation de mon cours de français animé 3 heures plus tard, repas avec mon épouse. Seulement du quotidien, vous dis-je.

  • Le temps est de nouveau doux – j’en ai un peu ma claque de ces hivers qui n’ont d’hiver que le nom.

    Les échanges avec l’équipe municipale en compétition pour les prochaines municipales se mettent en place. Je ne suis pas tête de liste et probablement aucune chance d’être élu. De toute façon l’important est de concourir à la vie citoyenne.

  • La phase de normalisation semble proche. De mon côté, je n’ai pas eu de problème; seulement affirmer que de contrer un mauvais caractère est extrêmement facile ( lorsque de nombreuses autres façons se sont révélées infructueuses : il suffit de prendre le même ton et les mêmes arguments. Facile, vous-dis-je.

  • J’admets que me retrouver seul me fait du bien. Dans l’après-midi « AbFab » me contacte pour une course – le ton est cordial. La soirée est celle d’une paix assumée. Néanmoins je ne baisse pas ma garde – si notre vie commune s’arrête, c’est la leçon que je retiendrai de mon expérience avec cette femme. Ce qui correspond peu ou prou à la seconde loi de l’amour : « les combinaisons ne sont ni uniques, ni éternelles ».