• Toujours en silence électoral, nous élaborons cependant les rôles de chacun dans les bureaux de vote. Nous y croyons.

  • « The power of the dog » est le film que nous regardons ce soir après l’apéro du début de week-end. (« reine mère » me pose pas mal de questions sur ma campagne (ô surprise).) Visuellement le film est une succession de tableaux sublimes et l’histoire est vraiment ambigüe, pas complexe, seulement sournoise.

    La journée a été éreintante car j’ai effectué beaucoup de travaux de jardinage mais cela m’a donné beaucoup de plaisir.

  • Ainsi le veut la loi électorale. Nous nous coupons des réseaux sociaux et ne parlons pas dans l’espace public. J’ai le droit de dire bonjour? Je ne m’en prive pas

  • « AbFab » m’accompagne une nouvelle fois à cette seconde réunion publique de notre liste. Je m’y suis rendu auparavant avec un colistier afin de préparer la salle et commander les pizzas d’après réunion. Une fois de plus la salle est remplie, ce que nous n’escomptions pas, c’est plutôt encourageant.

    La réunion prend peu ou prou la même veine que celle de la veille, un peu plus d’agressivité peut-être, comme si les participants se disaient que c’est la dernière occasion avant 6 ans de s’exprimer.

    De notre côté, à l’image de notre tête de liste, nous gardons notre calme en étant tout sourire « même pas peur ». A la fin du rangement de la salle nous restons un petit moment pour partager collectivement notre joie d’avoir pu travailler ensemble même si je sais que tous, dont moi, ne siègeront pas au conseil municipal. Il restera le travail en commission. Une opportunité de poursuivre ses travaux ; le mien est l’IA au service de la citoyenneté.

  • Je réalise une nouvelle séance de jardinage le matin sous le soleil d’un début de printemps, oui je sais que c’est officiellement l’hiver. Je me sens bien.

  • Ce soir c’est à nous de réunir les habitants de notre commune pour une première réunion publique, la suivante se déroulera demain. Dans la matinée je prépare la salle avec des colistiers et le soir j’accueille également. « AbFab » vient jouer sa parisienne grâce à sa discrétion et son élégance. Cette réunion est cruciale car comme il y a seulement 1 tour il serait extraordinaire que les deux listes en lice obtiennent exactement le même nombre de voix. Lors de l’accueil il me semble qu’il y a moins de monde que nos concurrents la veille. Et puis non, la grande salle des fêtes est bondée – déjà un bon point.

    Lors de la présentation des colistiers mon intervention interloque car je suis le nouveau sur la commune et suis le seul à aller au devant du public – « très rock star » me dira « AbFab ».

    Puis l’intervention de la maire sortante démarre et le moindre que l’on puisse dire est qu’elle connaît ses dossiers, sait garder son calme, garde son humour discret, ne se laisse pas démonter en faisant reformuler les attaques – je suis fier d’elle et d’être sur sa liste.

    La séance des questions est longue et au creux de notre concurrent, notre tête de liste oppose du concret, de la vision, du travail.

    Cela suffira-t-il pour emporter l’élection? Réponse : dimanche soir.

  • Le printemps s’invite aussi avec la pluie et j’admets que cela me fait plaisir. Échanges avec la « nounette » qui garde le moral malgré de nouvelles embûches. Je crois sincèrement que cette résilience vient aussi de tout l’amour que nous lui avons donné dans son enfance et qui à présent lui évite le ko jusqu’ici. Quelle joie que d’être le père d’une belle personne.

  • Je suis suffisamment à même de déguster que je participe à une nouvelle séance de « porte à porte » qui s’avère un résultat « mi figue mi raisin » car si les personnes ouvrent leurs portes et nous reçoivent gentiment, eh bien le vote en notre faveur n’est pas gagné. ( Je souffre néanmoins moins que je le craignais, la raison certainement aux pauses qui permettent de reposer mon mollet.) Je crois cependant que aller rencontrer les gens est une bonne option ; nous apprenons beaucoup. Et moi beaucoup plus car outre la géographie de la commune je découvre un peu les liens qui unissent les différentes familles du village – et ce que l’on dit, raconte, colporte sur ces familles.

    Un peu de repos pour rejoindre la réunion publique de nos adversaires – réunion pendant laquelle nous restons bouche cousue pour mieux s’imprégner des discours de la tête de liste adverse. J’espère vraiment que nous l’emporterons car les approximations des allégations du candidat et l’indigence de son programme font frémir. En parallèle mon « ABfAB » préférée concentre les attaques nombreuses sur 3 réseaux sociaux, il faut dire aussi que les contre arguments qu’elle assène mettent à mal l’équipe adverse.

    Je suis seul ce soir à la réunion car mon épouse emmène sa mère regarder « Marty Suprême » dans une salle éloignée de notre domicile. A mon retour elle m’attend sereine et un peu fatiguée.

  • J’essaie de me remettre dans le bain en effectuant une marche qui s’avère extrêmement douloureuse mais je l’effectue. Petite victoire personnelle et il en faut pour progresser même à mon âge. Bénéficiant toujours de la douceur printanière je complète les travaux de mon futur potager en traçant une rigole de façon à éviter l’invasion des mauvaises herbes. En fait je me rends compte que j’aime bien jardiner à partir du moment où je sais ce qui doit être fait.

  • Néanmoins je réalise des travaux de jardinage (!) en retournant mon potager et bien entendu vous vous doutez bien que cette opération inclut du désherbage ce qui rend la tâche plus longue et plus énervante – mais bon, il faut y passer si je veux bien faire les choses. La douceur du temps rend la chose très agréable – vraiment.

    Le divertissement du soir est la série « 66-5 » qui se déroule en banlieue parisienne et j’admets y lire un environnement plus contrasté que ce que je craignais. Vous connaissez mes appréhensions à propos de la banlieue, appréhensions que je dois apprendre à relativiser puis à annihiler. L’intrigue est attachante.