
Pas la peine de creuser beaucoup dans les souvenir : je me souviens seulement de mes cours de français aux migrants. Je perds la mémoire, pensez_vous. Je vous avoue une petite chose : ma vie est extrêmement commune. ¨¨
Démbulons nous perdrons bien quelque chose.

Pas la peine de creuser beaucoup dans les souvenir : je me souviens seulement de mes cours de français aux migrants. Je perds la mémoire, pensez_vous. Je vous avoue une petite chose : ma vie est extrêmement commune. ¨¨

Sur le reste de la journée, je donne ma langue au chat, j’en conviens. Bon je suis encore vivant, cela vous suffira-t-il?

La pluie est de nouveau là et aujourd’hui je décide d’en profiter – voyez y une reprise d’énergie…

Donc ce soir c’est une réunion de travail sur les projets et le bilan de la mandature qui va s’achever ; d’après ce que j’intuite il est bon. 4 de mes 5 projets sont repris dans le projet général : 2 avec la formulation telle qu’elles et 2 dans une modification « moins parisienne ». D’ac. La séance de travail s’achève vers 1h du matin.
J’aime ce rythme.

La pluie est au rendez-vous et j’admets que pour une fois depuis longtemps je n’ai pas envie d’en profiter. Je ne sors pas de la journée et il faut seulement y voir un léger coup de pompe. Je travaille à mes prochaines interventions dont une à la fin de la semaine.
De son côté « AbFab » travaille à rameuter sa fratrie e les enfants de « l’aîné il a tous les droits » afin d’envisager dès à présent une mise sous tutelle. Elle a conscience que ce ne sera pas facile car l’intéressé n’a vraiment pas un caractère accommodant.

Et l’on aborde ainsi la question de la relation des enfants avec leur parents. J’admets me trouver en tension avec cette question : les relations avec mes parents ont été quasi inexistantes avec ces derniers quelques années avant leurs décès. Ainsi, lors de la dernière conversation avec ma mère elle m’a dit au sujet de mon divorce : « on va te faire chier ». D’accord mes parents n’étaient pas à la rue mais les aurais-je aidé pour autant? Question.
Pour les enfants de « l’aîné il a tous les droits » la réponse est affirmative, même attitude concernant « bornToulouse » et le « théâtre pourquoi pas » qui se prononcent ainsi, bien que les deux pères à part se la péter, vu de ma fenêtre, ne font pas grand chose pour le métier de père, toujours vu de ma fenêtre.
Cet épisode me renvoie à mon propre égoïsme.

La veille un sujet avait agité « reine mère » et sa fille aînée : « l’aîné, il tous les droits » avait appelé sa mère afin de lui demander de l’argent car il était vraiment dans une phase difficile. Le frère aîné de mon épouse est une caricature selon moi de « ces fils de » qui estiment que tout leur est dû, qui savent tout sur tout et qui ont la chance d’avoir de la prestance et l’imposent aux pauvres petits malheureux comme l’a chanté Brassens dans « les gens nés quelque part » qui n’ont pas tout cela. Certes, il s’y connaît en gastronomie, maîtrise les règles du rugby et apprécie le rock, mais cela n’en fait pas un personnage incontournable – désolé.
Il appelle donc ses frères et sœurs et comme souvent dans ces situations il raconte des cracks. Comme le rappelle « c’est quoi ce bord d’aile », « tu as le droit de te retrouver dans la merde, tu as le devoir de tout faire pour t’en sortir. » Surtout lorsque il y a du monde autour de toi à pouvoir t’aider.

Nous déjeunons avec le curé après la messe. Nous découvrons un curé qui est très ouvert là où on ne l’attend pas ( les mariés remariés, l’immigration, le dialogue entre communautés religieuses) et bien « tradi » sur des sujets depuis longtemps plus thèmes à débat dans l’Église, comme la coiffure des femmes qui est un des éléments de la séduction féminine. Son enthousiasme est cependant communicatif et beaucoup de paroissiens ne regrettent pas l’évocation quasi systématique du péché du précédent pasteur.
Une fois la curé parti nous profitons de notre parc pour tailler le figuier qui a été si généreux l’été dernier et ainsi le dessert du repas avec le curé était constitué de ses fruits. Le temps est agréable selon des standards courants.

« reine mère » est relativement peu en forme lorsque nous la conduisons à la messe. Pourtant la veille elle a été invitée par sa sœur et cette dernière et son mari sont venus prendre le thé ( chose de la journée que j’ai oublié de vous narrer dans le post d’hier) et que nous avons bien apprécié. Être heureux est en grande partie un choix et si on me parle souvent de mon optimisme il faut savoir qu’il est né le jour où après ma première rupture amoureuse ( et que j’étais vraiment bien déprimé) j’ai décidé que ma situation ne pouvait que s’améliorer. Et depuis, même si j’ai eu de la chance et quelques soucis ici et là, je suis heureux. Et oui l’existence de ma fille y contribue énormément. Vous pouvez rajouter que ma vie professionnelle a correspondu à mes attentes – normal : je l’ai un peu décidé – et si elle n’est pas flamboyante elle me permet de disposer d’une petite retraite qui me convient et de pouvoir transmettre mon expérience à des plus jeunes.
La question vis à vis de « reine mère » demeure : comment fait-on pour voir trop souvent le verre à moitié vide lorsqu’il est raisonnablement empli à 80%, bien que Jésus soit son rocher? Ce qui devrait suffire, non?

Au retour de cette distribution instructive nous gagnons Paris afin de récupérer le tableau qui est notre cadeau de mariage et qui est peint par « soleil levant. Disons nettement je crois que c’est la fin de l’amitié entre cette dernière et mon épouse. La première a gonflé le prix de la toile bien au-delà de ce qui a été convenu pour un résultat que la seconde trouve en deçà de ses attentes. Sur le premier point je m’accorde avec mon épouse – c’est moi d’ailleurs qui est signalé cet écart et pris une position radicale, mais exprimée en tenant compte de l’amitié entre les deux femmes-, sur le second point je trouve que le tableau a quelques réussites. Mon épouse trouve que le bleu est d’une violence inacceptable. Je veux bien croire que certains choix artistiques dérangent mais qu’ils génèrent de la violence intime insupportable je suis plus que décontenancé. Peut-être n’ai-je peu voire aucune sensibilité.
Néanmoins la remise de l’œuvre se déroule dans un climat cordial mais un peu précipité car nous avons décidé de dîner tous les deux et à proximité du quartier où habite « soleil levant », ce qui en soi me semble être un signe d’éloignement entre les deux femmes. ( Me voyez-vous rendre une visite à « &quilibre » et le quitter pour aller manger à 5 minutes de son habitat sans lui sans impératif?) Le 13e étant blindé au regard du stationnement nous dînons finalement Porte de Saint Cloud. J’ai un petit goût d’insatisfaction en dégustant ma pizza même si ce n’est pas mon amie qui est concernée.