• « Une bataille après l’autre » est le film de la soirée. Vous savez certainement que j’aime le cinéma américain ( et on peut même dire la culture américaine) avec ma formule à l’emporte pièce : « il y a le cinéma américain et le reste de la planète qui s’y essaie » – désolé de ma stupidité! Vous ignorez aussi que la mère de la « nounette » ne jure que par la culture française, ce qui a amené, je crois, notre fille a s’immerger dans la culture du Japon.

    Étonnant, non?

  • La fin de matinée est consacrée à une séance de piscine. Nous en avons besoin, moi pour bouger mon corps, « AbFab » pour décompresser d’une semaine particulièrement éprouvante dont une nouvelle bouée de sauvetage à envoyer à « l’aîné il a tous les droits » qui décidément s’enfonce de plus en plus.

    Son orgueil met à mal, outre lui-même, ses enfants et a des conséquences sur sa fratrie. « AbFab » plaide pour des incidences génétiques, moi pour des raisons de classe sociale. De toute façon nous sommes face à une question : pourquoi dans une même fratrie, les chemins divergent, les valeurs peuvent s’opposer, les attitudes face aux situations diffèrent.

  • Le soir nous dînons un peu plus conséquemment et ce jour de jeûne m’indique que j’ai quelque peu malmené mon carême. Dois-je préciser que je l’ai bien malmené pendant des années?

  • Normalement ce devrait être ainsi : vendredi saint. Je l’ai toujours respecté ce jour tragique et aussi ce jour qui nous sauve. Nous déjeunons donc très légèrement.

    L’air frais, voire très frais, est de retour.

  • La série du soir est « Steeltown Murders » qui se déroule au Pays de Galles – glauque à souhait.

    Nous nous ne couchons pas trop tard. Cela vous étonne?

  • La méritocratie française donne parfois de belles vies comme celle du maire de la ville dans laquelle je donne des cours aux migrants. Celle d’un gamin d’un quartier défavorisé qui intègre une grande école prestigieuse avant d’entamer une belle carrière à l’international et revenir dans le quartier où il a vécu son enfance. Je trouve cela non pas méritoire mais tout simplement beau.

    Le cours est perturbé par la visite de l’édile dans le centre de son enfance – espérons qu’il servira d’exemple auprès des jeunes tentés par le commerce facile et mortifère.

  • Nous achevons de visionner « Le bureau des légendes » qui s’avère être une excellente série française. De savoir qu’une version américaine est prévue ne peut qu’en renforcer l’intérêt.

    Je contacte mon oncle et son épouse qui sont plus âgés que « reine mère » mais sans les turpitudes ce cette dernière – l’ascendance prolo? Si ces retrouvailles ont lieu, ce sera une joie pour « AbFab » qui souhaite mieux connaître ma famille paternelle, même et surtout si elle est différente de son monde. C’est une grande qualité de mon épouse de rencontrer sans jugement préalable.

  • Pas de poisson d’Avril ou alors je n’ai rien remarqué. Ce jour est tellement lié au poisson que la « nounette » ( son premier et son seul) qu’elle m’avait glissé dans le dos du haut de ses 8 ans et le petit sourire heureux qu’elle avait en me quittant. Heureux a été son père ce jour là, il en avait déjà pris l’habitude (d’être heureux) et il pressentait que ce serait longtemps ainsi – il ne s’est pas trompé. Car sa fille le rend toujours heureux. Faites-moi mourir assez tard s’il vous plaît de façon à vivre les évolutions de cette enfant qui reste une enfant même si à 33 ans c’est avant tout une jeune femme. Surtout une belle personne.

  • Le groupe des colistiers réagit aux premières décisions de la nouvelle municipalité – plutôt que de commenter en désordre, je propose de structurer, de systématiser les réactions (y compris les positives) et de préparer la relève via la création d’un cabinet fantôme. L’ancienne maire agrée. Pourquoi cette stratégie? Je pense que nous sommes trop dans l’immédiateté et maintenant que nous avons perdu nous devons prendre le temps de réfléchir et de nous préparer. 7 ans c’est long – oui.

    La référence à la longueur du mois est relative au fait que j’ai pris beaucoup de retard dans différents travaux comme la fourniture de comptes d’entreprises pour CTO. Ou l’écriture du roman. Avril devrait passer plus vite du fait de notre prochain voyage, d’un cours donné à l’organisme de formation, de visites d’amis la semaine prochaine, etc.

  • La conversation avec la « nounette » est comme toujours une source de joie : cette jeune femme réussit à la fois d’être en colère et heureuse. La situation professionnelle n’est pas au beau fixe ( mieux cependant que celle de beaucoup de ses ex-collègues, ce qui amène chez elle un sentiment mêlant culpabilité d’avoir été rescapée, colère envers le système d’un capitaliste brutal, compassion envers les laissés pour compte, agacement devant un management qui marche sur la tête) mais le reste est OK. Où posera-t-elle ses valises bientôt? C’est la question que tout le monde se pose, elle et moi les premiers.