• Rejoindre le Vatican par les rues du vieux Rome est enchanteur, n’est-ce pas? Je suis émerveillé par la beauté de cette ville. Ceux qui m’ont dit « tu aimes Paris, tu aimeras Rome » ont raison.

    Et je n’ai pas tout vu.

    Nous effectuons notre première visite à Saint Pierre de Rome, de l’extérieur certes mais nous déclarons forfait devant les 5 heures annoncées de file d’attente – une autre fois, certainement. C’est pourtant impressionnant et inspirant.

    Nous retournons pour une seconde visite dans un quartier très ancien qui nous donne l’occasion de faire une pause ( bienvenue pour mon mollet)  »glaces » comme tout bon touriste puis-je dire. Souvenons-nous que l’on a de la chance de vivre en Europe, un coin de la planète encore relativement préservé des fureurs du monde, ne croyez-vous pas?

    Le soir dîner dans le quartier du Testaccio endroit populaire loin de l’agitation touristique. Nous vivons un moment dépaysant et calme dans ce quartier excentré qui nous fait rentrer un peu tard. « AbFab » dit y retrouver le Rome lorsqu’elle y est venue à son enfance : tout n’est pas d’équerre, tout n’est pas propret et il est vrai que je perçois quelque chose du 11e ou du 12e voire du 18e.

  • C’est jeudi, c’est Panthéon ce qui me permet de rejoindre le Rome touristique et l’affluence touristique qui va avec. Nous reprenons le métro et le rejoindre venant de notre hôtel est un vrai calvaire pour mon mollet – et moi avec./

    Nous arrivons au Panthéon où se pressent de très nombreux touristes – nous sommes un peu déboussolés par le nombre ( « le golf atout prix » nous avait prévenu). Le Latium et le parc archéologique de le veille me semblent assez déserts – peut-être parce qu’il il y a plus d’espace? Je trouve le bâtiment assez austère vu de l’extérieur avec un manque de cachet ( ce n’est pas le terme que je souhaite), de personnalité ( ça y est, j’ai trouvé) même si j’identifie des dessins de Schuiten dans ce plafond.

    Sur le chemin vers le Panthéon ( et je ne l’ai pas écrit) regards express à la fameuse fontaine et il est vrai qu’elle a de l’allure. Cependant la foule est si dense que se frayer un passage est difficile, mais on le sait non?, ne sommes nous pas dans un des endroits les plus touristiques sur la planète?

    Après cette visite du Panthéon nous pouvons enfin profiter d’une seconde visite du vieux Rome en passant par une place dont j’admets ne pas avoir retenu le nom. Notons que le température est supportable malgré la foule et le bruit. La magie de la ville continue de m’imprégner car je trouve cette ville vivante, un peu trop diront certains.

  • Sur la plage, donc sur laquelle mon épouse fait une sieste tandis que je me dis que j’aurais bien mis une tête : je n’ai pas de maillot et me désaper sur une plage, non merci.

    Et en fin de journée nous visitons Saint Paul Hors les Murs : une impression intemporelle d’éternité se dégage de cette église. Peut-être est-ce la luminosité du soir qui vient? Peut-être est-ce la statue de l’apôtre?

    L’entrée peut paraître austère, elle me semble radieuse, de même que l’intérieur de la basilique peut faire perdre ses moyens à tout croyant. Ce n’est pas que somptueux, il y a quelque chose de définitif dans cette affirmation : « l’Église est là pour durer. »

    Sur le chemin du retour je trouve un slogan féministe que ne renierait pas ma « nounette » préférée. Penser à toi, me donne toujours autant de joie.

  • Ce mercredi, c’est la découverte de Ostie dans sa version antique qui va nous mobiliser. Autant le dire je vais vivre un nouveau moment hors du temps dans lequel « AbFab » allons plonger. Arpenter ces rues 2000 après est fabuleux.

    Nous rencontrerons un empereur romain supervisant son académie militaire au milieu de fresques et de mosaïques d’animaux marins fantastiques.

    Cependant dès l’entrée du Parc Archéologique nous croisons des habitations jouxtant le cimetière d’alors (paix des pierres) et les quais de déchargement et plus tard nous arpenterons les sièges sociaux des entreprises de ce temps ( qu’est-ce qui a changé depuis dans le commerce?) : j’y croise cette impression de continuité des activités humaines : production de richesses, échanges, services y compris l’assurance.

    La déambulation enchanteresse continue entre théâtre, villa somptueuse, latrines, vestiges de la via Appia, mosaïques, fresques murales, greniers. Ce ne sont que des ruines me direz-vous. Je ne vous pas le contraire mais elles semblent encore pleines de la vie qu’elles refermaient et c’est au-delà de l’envoûtement.

    Après ces merveilles pause dans la ville moderne à la plage. Auparavant déjeuner : produits de la mer au menu.

  • Nous avons un programme dense pour cet après-midi : le latium suivi du Colisée. (Je déchiffre au passage l’inscription que l’on voit partout : SPQR signifie « Senatus Populus Que Romanus », c’est-à-dire « Le Sénat et le peuple romain ».) Vaste programme.

    La déambulation dans ce centre ville antique qui concentre une partie des pouvoirs de l’empire est imposante et se promener au milieu de ces ruines prend la tête et les tripes. J’imagine les émotions d’une personne venant de la périphérie et découvrant la majesté de ces bâtiments : tant de grandeur ne peut qu’éblouir. Nous verrons plus tard le Capitole et la roche tarpéienne ainsi que le Palatin qui donne une vue d’ensemble de la visite. La marche sur la Voie Sacrée est difficile me concernant au vu de ma marche douloureuse. La magie des lieux est absolue.

    Puis nous nous rendons au Colisée où si la splendeur et la magnificence surprennent la magie opère moins, me concernant. Le dévoilement des entrailles du monument sont cependant un témoignage fort de l’ingéniosité à mettre en œuvre pour faire fonctionner l’établissement. Et l’empire, of course.

    Une très belle visite vous l’avez compris.

    Nous rentrons prendre une douche après la visite du Colisée : comment ne pas dire que ce n’est pas nécessaire. Pour souffler : pas de whisky mais deux bières italiennes, qu’allez-vous croire ? ( « Si tu es à Rome fais comme les Romains. »)

    Nous sortons pour dîner après un court moment de repos : pâtes et pizzas.

    Nuit quasi blanche me concernant avec un message de la « nounette » qui contient 3 cœurs italiens d’une classe folle.

    Pas de photos? Eh oui c’est « AbFab » qui les a prises, moi, je me suis contenté de rêver.

  • Après ces découvertes fortes de la veille force est de constater que ce que les visites d’aujourd’hui renforcent l’impression de ville éternelle qui définit Rome : villa Borghèse et le Latium.

    Commençons par la villa Borghèse que nous rejoignons en prenant le bus. En attendant de pouvoir visiter le musée nous voici déambulant dans le jardin qui est déjà enchanteur. Ajoutons à cela une météo clémente ( pas trop chaud) il est difficile de regagner le musée. Il aurait été dommage de se priver des merveilles contenues dans les bâtiments de la villa. Les statues de Bellini sont tout simplement exceptionnelles. Le « David » est tout simplement magique. ( Bon d’ac, vous connaissez déjà mais je ne vais pas bouder mon plaisir.)

  • (Je ne sais pas pourquoi mais je trouve les couleurs du drapeau italien plutôt belles.) Mon enthousiasme pour mon séjour commence à poindre. Le métro ressemble au métro des autres grandes métropoles, je suppose.

    Et nous débarquons à la station emblématique de Rome, noire de monde. Déjà les premiers frissons du séjour : le Colisée vu de l’extérieur avec ce rappel de l’extension de l’empire romain ( impressionnant exercice) , 2 ou 3 empereurs qui traînent de ci de là ( Trajan et Auguste, je présume) , le Latium entrevu, les recherches archéologiques qui abondent.

    Nous dînons dans un restaurant proche du centre avant de calme de Nomentana vs la foule près du Capitole. Je découvre aussi une ville qui sait abriter des graffitis et de l’art mural :

    La nuit est calme dans notre quartier. Le centre n’est pas très loin grâce aux transports en commun.

    Mon pied qui me fait très mal et qui devient incapacitant : c’est le seul bémol de cette journée : un calvaire s’annonce ( aïe, aïe, aïe).

  • Le titre peut faire penser à une déception ; il n’en n’est rien.

    Arrivée fluide dans l’avion ; il est vrai que je fais tout mon possible pour tracer le voiturier qui est une bien meilleure solution que le taxi pour rejoindre l’aéroport et comme c’est lundi de Pâques il y a eu presque pas de circulation et nous sommes embarqués sans hâte. Vol sans histoire avec vue parfois imprenable :

    Puis c’est l’installation à l’hôtel qui est une grosse maison reconfigurée avec un bel environnement comme la terrasse qui donne sur la canopée d’un parc voisin. Il flotte une atmosphère de décontraction, ambiance que je retrouverai tout le long du séjour. Le quartier serait comme un Saint Germain des Près version Méditerranéenne qui doit abriter quelques familles fortunées au vu des la qualité et la beauté des bâtiments. Cette impression d’harmonie ne me quittera pas de cette visite ( oui j’écris ces posts de la semaine romaine avec du délai) de même que l’impression de 0 stress, 0 insécurité ( que l’on pourrait associer à la ville si l’on se réfère à certains guides touristiques qui nous enjoignent de ne pas devenir parano (!)) et 0 laideur ( de rares verrues). Que faire car notre arrivée est assez tôt. Une utilisation du métro s’impose.

    Nous avons en effet une dernière formalité à effectuer : valider les billets de nos visites. La version « papier » ne me pose pas de problème et bien entendu « AbFab » est persuadée que tout cela aurait été bien mieux en version électronique, faisant comprendre que tout cela aurait été mieux fait ainsi. Ou mieux : si elle s’en était occupée elle-même. La suite des visites montrera que mon organisation a été très pertinente. En attendant cela crée des frictions pour pas grand chose.

  • Je m’isole l’après-midi à la fois parce que j’en ai besoin et à la fois parce que c’est salutaire à « AbFab » de présenter la situation de « l’aîné il a tous les droits » auprès de sa sœur.

    Le soir nous nous couchons tôt : demain départ pour Rome ; normalement tout est OK au regard des réservations, embarquements et autres rendez-vous dans la capitale italienne.

  • Après la messe de Pâques nous attendons un peu la venue de « maths = musique? » et de sa famille pour partager le repas. Le temps est frais mais ensoleillé ce qui fait que la préparation de l’apéro se fait dans le jardin. Lorsque le reste de la famille débarque ce sont de touchantes retrouvailles qui permettent de lancer la chasse aux œufs – un très agréable moment.

    Pendant l’apéro j’enfile un kilt (!) pour jouer de la cornemuse – très, très balbutiant, je vous rassure. Succès assuré surtout lorsque l’aîné des enfants de « maths = musique? » s’assure que je le porte convenablement, mais oui vous savez très bien ce que cela signifie, bande de pisse-froids.

    Le repas en lui-même est horriblement conventionnel même si il est apprécié car appréciable.