• Pas de curé à déjeuner, pas de sortie dominicale à part ma marche thérapeutique, pas d’invité spécifique ; ce n’est pas le désert pour autant.

  • Gare à la consommation : malgré son souci de ne pas acheter, « AbFab » revient avec des t-shirts me concernant. Participer à cet acte ( même si les t-shirts sont beaux) me fait drôle car j’ai déjà beaucoup de vêtements. Disons que je suis un homme qui use ses vêtements jusqu’à la corde. Voyez aussi une personne qui se dit avant d’acheter : « en ai-je besoin? » Je vous rassure je ne suis pas insensible aux sirènes du Marketing mais je crois savoir les tenir à distance.

  • Aller dans une jardinerie est une joie sans nom pour « AbFab » et nous achetons un gainier du Canada – un arbre destiné à cacher une maison éloignée dont la vision gâche la vie de mon épouse. J’apprécie aussi déambuler dans les allées en m’arrêtant devant les vivariums et les bonsaïs. Il y a 30 ans environ j’en avais cultivé quelques uns ( oui!) avant qu’ils succombent lors de la première grande canicule du XXIe (2003) car nous étions partis en vacances.

    Retrouver un centre commercial après un déjeuner dans un restaurant à base de nourriture américaine – appelons tout cela le « soft power » américain, même si ce dernier s’effondre en ce moment.

  • Je termine « Eunig marcheur » car je dispose d’un peu de temps. Au-delà du tour de force littéraire ( un roman entier dans une écriture « appauvrie » d’un langage post apocalypse littéraire qui permet des percussions sonores et linguistiques savoureuses) l’intrigue n’est pas emballante et les personnages me laissent froid. Merci tout de même à « le golf atout prix » de me l’avoir offert.

    Auparavant j’ai pu échanger avec « la nounette » qui se porte bien malgré le futur incertain de l’entreprise qui l’emploie. L’agenda est le suivant : si son entreprise disparaît (ou prévoit de disparaître) au mois de mars prochain, il lui restera 6 mois avant de quitter le territoire. Perspective peu réjouissante et pour préparer ce retour je lui donne les coordonnées d’un studio que « squatt » connaît – histoire de préparer le retour qu’elle souhaite effectuer courant 2027. Dans le même temps la savoir au Japon avec des perspectives potentielles de tremblements de terre me rassure davantage que de la savoir en France avec la Russie belliciste et la violence entre groupes radicaux.

  • Avec un colistier nous procédons à une distribution de tracts sous la pluie, un moment de démocratie pendant lequel nous rencontrons peu de monde : il fait mouillé dehors. Nous apprenons à nous connaître – après tout, élus ou pas nous sommes amenés à bosser ensemble. De plus conseiller municipal depuis 30 ans il dispose d’une expérience non négligeable.

  • All the sins est la série finlandaise que nous regardons sur Arte – revoir ( même en images) les paysages de ces contrées froides me cause un immense plaisir. L’intrigue n’est pas forcément intrigante.

    La pluie commence à ennuyer prodigieusement ( il y a des crues dévastatrices) mes compatriotes et je compatis.

  • Dernier cours avant les vacances avec les apprenants issus de l’immigration – si vous saviez tout le bien que vous m’apportez!

  • Des ombres envahissent mon esprit. D’où qu’elles viennent j’espère les tenir éloignées – à défaut de les annihiler. Cette insécurité naît de mon mariage car je n’ai pas l’impression d’être un couple. Peut-être que je demande trop.

  • Je finalise mes corrections, répond aux sollicitations de l’organisme de formation, effectue ma marche thérapeutique et m’occupe du bois. Rien que du courant, n’est-ce pas? Le tout sous une petite pluie tenace qui me fait du bien. Je sais qu’il y a des crues en France.

  • Le soir c’est une réunion politique qui m’occupe. Mes colistiers m’indiquent être OK avec ma pugnacité. le travail de la soirée est notre projet pour le village. Je nous trouve sérieux (trop?), équilibrés mais également ambitieux sur l’avenir. Les communicants ont du travail pour la prochaine distribution.

    Je suis raccompagné par un des colistiers qui craint pour … ma sécurité – je suis plutôt surpris car je croyais seulement rencontrer éventuellement un sanglier au détour d’un chemin, je me suis d’ailleurs renseigné sur quoi faire en cas de rencontre.