« AbFab » part pour une réunion parisienne et professionnelle : j’écris sur mon prochain texte et me distrais en regardant un épisode du « Maître du Haut Château » toujours aussi prévisible mais toujours aussi beau d’un point de vue esthétique.
Ce qui est étonnant : mon degré de fatigue est tel que je pars me coucher tôt.
Comme une grande partie des français, nous regardons la demie-finale de notre équipe nationale. Déjà que je trouve le football ennuyeux à regarder, le résultat ne me satisfait pas. Seul truc amusant, et autant le dire : réjouissant, est que nos filles regardent le match depuis leurs lointains pays et toutes les deux sont désolées.
En l’attendant ( et elle se fait attendre) les humains restent cloîtrés, s’ils le peuvent à l’ombre de leurs murs ; ce qui est vraiment le cas chez nous : l’épaisseur des murs des murs nous protège comme il faut.
Ce lundi n’est pas un jour de « pont » ^ pour « AbFab » et elle commence tôt : il faut dire que depuis quelques jours je profite de la « fraîcheur » matinale pour effectuer la marche qui facilitera mon opération de septembre prochain. L’occasion de marcher dans une campagne pas encore réveillée est enchanteur.
Avouez que le contraste entre les deux époques artistiques est stupéfiant pour une même dose d’émotion.
Des mobiles de Calder, (qui ne les connaît pas?) figure sur cette photo mon préféré : le blanc Blizzard qui montre bien que le vent souffle de façon soutenue où il veut. Le rouge « Red Wave » ne démérite pas cependant.
Terminons par des sculptures plus « classiques » avec la majestueuse « Southern Cross » et deux autres dans le jardin de la Fondation.
La tête plein de ces rêves, nous quittons la Fondation pour affronter la chaleur et rentrer chez nous où nous attend une (petite) séance de jardinage.
Il y a quelques jours j’ai pris des billets pour l’exposition « Calder Rêver en équilibre » qui se tient dans le Bois de Boulogne.
Cependant avant de nous déplacer dans la capitale nous avons quelques courses à faire dans un magasin de décoration et nous en profitons pour faire une séance de magasinage comme on dit dans mon Q<U2BEC natal. Après un déjeuner dans un restaurant libanais correct.
L’image que nous avons de Calder est celle de ses mobiles; c’est également quelques tableaux comme le « Six Day Bike Race » qui vaut le coup d’œil à mon avis.
Après cette mise en bouche nous abordons les premiers travaux qui marquent : Calder et le cirque. La poésie, la délicatesse, le plongeon vers l’enfance nous transportent littéralement. Il est possible de rester de longues heures à cet endroit.
Les œuvres qui l’établissent comme le roi du fil de fer ne montrent pas seulement une virtuosité : avec ce geste artistique le dessin prend son épaisseur 3D et l’ombre portée sur les murs de la fondation sont d’une magie hypnotique. A gauche le portait de son épouse (« Medusa »), à droite Joséphine Baker. Bluffant, non?
Cette sculpture, plus « classique » ( Requin et baleine ») me laisse pantois : le mouvement est si évident. Déjà envoûtés? Nous l’avons été et pas qu’un peu.
J’invite « &quilibre » et « petite sœur » à venir se rafraîchir à la campagne : le premier est dans le Jura, la seconde en Bretagne. Hors de Paris, donc.
De notre côté nous profitons d’une guinguette située en bord de Seine. C’est un moment délicieux que nous prolongeons par une promenade en bord de Seine. Vous savez que je découvre la banlieue éloignée.
Je me réveille très tôt ce matin et suffisamment reposé pour faire ma marche thérapeutique quotidienne, ce qui me permet outre de bénéficier de la fraîcheur avant les chaleurs annoncées de la journée, d’écouter en avant première un bon disque de rock & roll : le dernier Stones qui est d’une bonne facture – à plus de 80 balais, on appréciera la performance.
Puis c’est petit déjeuner que j’organise dans un cadre enchanteur : la terrasse de notre parc. « AbFAB » apprécie. Puis nous partons pour une séance de piscine qui comme d’habitude fait beaucoup de bien.