• Un exemple : les comptes de la société ne sont pas encore publiés il faut que cette opération (pour laquelle j’ai demandé une assistance il y a quelque mois car je me sens faible sur le sujet) soit réalisé avec son comptable d’alors ou celui qu’elle recommande ; ce manque de confiance est consternant. Peut-être y suis-je aussi pour quelque chose car je ne suis pas quelqu’un qui veut absolument montrer qu’il a toujours raison. Autrement écrit : je choisis mes batailles et je les remporte toujours. Le nombre de batailles égotiques que je laisse de côté est effarant – j’ai mieux à faire.

    Alors où en sommes nous? Pour résumer : le réveil est celui d’une paix armée. Il est vrai que j’ai de réelles préoccupations ce matin qui occultent les différents de la veille.

  • Mais alors que se passe-t-il donc quelques heures plus tard? Voici quelques éléments :

    Pour une raison dont je ne me rappelle plus ( oui j’ai du retard) le ton monte entre nous deux et « AbFab » quitte la maison sans dire où elle va ni quand elle rentre. Elle m’écrit des textos dans lesquels elles me demande de ne pas l’attendre. De mon côté je décide d’effectuer une marche longue dans la nuit afin de me calmer et ce malgré les douleurs que j’anticipe. Sur le chemin en répondant à l’un de ses textos je lui rappelle que j’ai besoin de la voiture pour réaliser un prélèvement sanguin. Sa réponse est qu’elle sera là et que les alternatives que j’envisageais deviennent caduques. OK. « AbFab » ne découche donc pas mais je pense que c’est parce que le lendemain j’ai un examen sanguin à réaliser : who knows, ce qui ce serait passé sans cet examen? Comme je suis allé loin et que la douleur s’est bien installée mon retour prend beaucoup de temps. (Sur ce retour justement un automobiliste s’arrête pour se propose de m’aider et je lui explique que j’ai besoin de me calmer suite à une dispute. C’est gentil de sa part, non?). Est-elle impatiente ou inquiète elle se demande toutefois si mon retour est prochain – je le lui confirme.

    Le reste de la soirée est une sorte de paix – chacun s’est calmé à sa façon.

  • Je continue mon chantier et si je n’y prends pas plaisir autant que les bricoleurs c’est tout de même ok. Après avoir dessellé des pierres la veille, il me faut à présent damer le sol avant de jouer au puzzle que nous ferons à deux « AbFab » et moi. Et comme souvent lorsque nous travaillons ensemble cela se passe moyennement. Et donc ça passe.

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  • En effet tôt le matin, « ne dites pas que je viens du Cantal, je suis 16e pur jus » qui a reçu le résultats de mes examens me contacte pour une consultation médicale et il est d’avis qu’il faut que j’ai rendez-vous asap avec le professeur qui me suit à l’hôpital. Bien entendu, « AbFab » s’alarme d’autant plus qu’elle arrivait à la même conclusion que son ami docteur, alarmes que je minimisais vu que le professeur paraissait serein. Alors intervention ou pas? Je prends mes rdv et ce sera dans un mois.

    Nous sortons de notre maison afin de retrouver un de mes camarades co-listiers et prendre l’apéro avec lui. J’aime ce type de personnes qui se sont faits par le travail, l’abnégation, l’humilité, la persévérance. Leur expérience, leur vécu invitent au dialogue. Certes ce ne sont pas mes références culturelles – et alors!?

    « Black Dog » est sorti l’an dernier et je ne le vois qu’à présent sur l’une des plateformes. Je suis super content de le découvrir : intrigue minimaliste dans un décor dépouillé jusqu’à paraître post-apocalyptique, jeu des acteurs au cordeau.

  • Au retour de nos courses de ravitaillement, « AbFab » m’indique que le temps quoiqu’ ensoleillé est frais – je confirme. Et ainsi je rallume le poêle – cet hiver aura été marqué par plein de faux départ ; il faut dire que l’on n’a pas eu d’hiver franc. Allumer le poêle est difficile car il n’y a pas de chaleur dans le conduit d’évacuation.

    Après une séance de cailloux à déterrer afin de réparer un cercle dans la cour ( quelque peu malmené pendant la fête précédente) je me mets à dépiler mes courriels et à prendre mes rendez-vous médicaux et autres.

  • La série du soir est « Bandi » qui est concoctée par le réalisateur du « Bureau des Légendes ». L’intérêt majeur est de (re)créer un divertissement très inspiré de la blackexploitation ( pardon : blaxploitation) en profitant du cadre des Antilles françaises.

  • Du fait que nous sommes allés à la messe la veille et que « reine mère » s’y rend par ses propres moyens, nous sommes concentrés sur notre jardinage et autres activités. La météo printanière nous incite à rester dehors et j’envoie aux amis une photo de la table d’extérieur que nous avons dressée pour leur dire que nous sommes prêts pour une nouvelle saison. Sans surprise ces derniers nous indiquent que eux aussi sont prêts.

    A l’issue de cette journée autant vous dire que nous avons quelques courbatures. J’espère que mes haricots vers fourniront de quoi se nourrir d’une façon succulente.

  • Nous nous rendons dans une église différente de notre village pour assister à une messe du samedi soir : je me sens beaucoup mieux que de fréquenter une personne avec qui je suis en froid. C’est si facile de se montrer désagréable – n’est-ce pas « reine mère »? -, il y a même un petit côté jouissif. Je n’aime pas cela mais si on laisse les « niaiseux » gagner à chaque fois ils vont croire qu’ils sont au-dessus du commun des mortels alors qu’ils sont tout simplement bêtes. Le choix intelligent c’est le bien, pas le mal et je suis persuadé que chacun d’entre nous sait quand il cause du mal, sauf les fous, et cela on le sait tôt même si on ne place pas un nom dessus. Dieu nous laisse le choix, ne l’oublions pas et j’abonde dans le sens de Leibniz qui nous dit que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles.

  • Nous avons quelques courses à effectuer ce jour : des plantations principalement – « petite sœur » hallucinerait de me voir jardiner. Un des atouts de la retraite et de découvrir de nouvelles choses – d’avoir plus de temps.

  • Lorsque je rentre raccompagné par mon épouse nous prenons un apéro au café du village, c’est l’occasion d’y aller avec notre voisin, d’y rencontrer encore d’autres villageois et au final de passer un moment pendant lequel j’inaugure la Guinness du bar. C’est aussi, me concernant, une opportunité de ne pas voir « reine mère » suite à notre échange du lundi précédent.

    J’indique à « AbFab » que nous irons demain à la messe et non dimanche car je ne supporterai pas de me trouver dans le même véhicule que sa mère. Elle comprend et prévient « reine mère ».