• Nous arrivons dans notre village en fin d’après-midi et le moindre que l’on puisse dire c’est que c’est relâche pour tout le monde. Tandis que j’écoute un 33T sur ma platine ( « Malpractice » de Dr Feelgood publié il y a 50 ans ), « AbFab » parcourt son téléphone et « le théâtre pourquoi pas » va rendre visite à sa grand mère. Ça flotte et pas qu’un peu.

    Le soir nous regardons « L’étranger » qui si il malmène l’intrigue est assez fidèle au caractère absurde qui transpire dans le roman. Il y a un manque me semble-t-il, un côté un artificiel qui me laisse dubitatif. Vous l’avez compris : je suis plutôt content de l’avoir loupé à sa sortie.

  • Nous nous réveillons un peu tard et nous profitons de nos visites privilégiées : le marché et en province nous nous gênons pas pour les découvertes. Signalons que selon moi les marchés sont une incitation à être heureux au vu de la profusion et des sens qui sont sans cesse sollicités.

    Nous partons en début d’après-midi afin de récupérer « le thé$âtre pourquoi pas » qui arrive de Lyon. Nous sommes ainsi quelques heures à Paris, l’occasion de me dire à quel point j’aime cette ville dans son vide étonnant un dimanche ensoleillé.

    Puis direction vers notre maison.

  • La location est à Langeais, dont vous pouvez admirer le splendide château en photo, et est adossée à une grotte, ce qui semble être une des caractéristique de cette région. Très petite mais très cosy. Nous nous endormons rapidement, très heureux de cette journée.

  • Haut les cœurs : aujourd’hui nous affrontons la canicule pour rejoindre la Touraine pour participer au mariage d’un des fils « je croyais que l’herbe est plus verte ailleurs » et nous y avons été conviés. Super!

    Bon d’ac la chaleur est étouffante et la séance de plein air est fatigante – surtout me concernant si vous voyez ce que je veux dire, cependant je tiens mon rang et je réussis à parler à beaucoup de monde, non pas entre deux whisky, mais entre deux verres d’eau aromatisée. C’est un exploit vous le savez au vu de ma timidité.

    La cérémonie nous fait rencontrer un couple d’une belle complicité – longue vie à l’amour!

    La fête se déroule dans une cave idéalement aménagée : hydrométrie naturellement contrôlée. La fête se déroule dans une ambiance de belle camaraderie (beaucoup de militaires) autour d’un dîner très bien ordonné et bien arrosé. La partie « danse » n’est pas trop « tatapoum » et l’animateur sait doser ses moments. « AbFab » est fatiguée ( aussi nous éclipsons nous vers 1h du matin) mais très heureuse de voir que son amie d’enfance est en meilleure forme que lors de sa dernière visite chez nous.

    Bref la fête est réussie.

  • Le reste de la journée est consacré à préparer notre week-end près de Tours afin d’assister au mariage d’un des fils de « je croyais que ailleurs l’herbe était plus verte ». Sous le cagnard qui s’annonce il faudra lutter. Même pas peur.

  • Comprenez : je reprends des cours de maths. (Eh oui!) J’ai particulièrement été malmené par cette matière tout le long de ma scolarité – ce qui est étonnant c’est que nombre de personnes de mon entourage sont persuadées que je suis matheux. C’est vraiment étrange.

  • Les apprenants me disent plusieurs fois qu’ils souhaitent me retrouver. Heureusement qu’ils sont là pour relativiser.

  • Je commence ma journée comme je l’ai terminée hier, arrosage.

    « Abfab » s’est-elle levée du pied gauche? Allez savoir car il est vrai j’ignore si elle est réellement éruptive ou si ce n’est pas une façon d’établir un pouvoir quelconque et surtout con. Il vaut mieux pour elle que ce soit la première solution./

    La tension avec mon épouse n’est pas retombée car elle a l’impression que je la considère comme transparente – ce qui est faux. Je sais surtout qu’elle aime bien monter en épingle un incident et que ainsi cela devienne (au moins) la 3e Guerre Mondiale.Si on montre moins ses sentiments, si on expulse moins ses exaspérations, on garde quelques avantages : le recul et l’éventuelle réflexion qui fait que l’on évite au mieux de proférer des bêtises au pire de dire des « vérités » qui condamnent des relations ou pis des amitiés. De mon côte c’est ok des 2 alternatives – éruption ou pouvoir : dans le premier cas, je fais avec, dans le second j’adore le baston quand il faut LE mener/ Le gagner.

  • Le repas un peu plantureux incite fortement « petite sœur » à faire la sieste pendant que « chaos » continue de travailler. J’apprends que ma chère amie bénéficie d’une quasi-retraite dans le sens qu’en conservant son revenu elle est sortie des effectifs tout en bénéficiant, son emploi est assuré par une association – c’est un peu compliqué je l’admets mais j’ai l’impression que cela permet de faire œuvre de bénévolat sans se séparer sèchement de ses salariés.

    « mairex » est heureuse d’être avec nous et je crois que mes amis se rendent compte que même dans un petit village, être maire n’est pas facile.

    Plus tard « reine mère » vient rendre visite à nos invités et tout se passe bien malgré la chaleur qui commence à agir même sur notre intérieur.

    Je dois dire que je suis content d’avoir pu accueillir mes amis.

    ¨

  • Aujourd’hui, en effet, tout le monde souffre et ainsi tout le monde se réfugie dans nos murs épais pour y travailler. Le déjeuner accueille « mairex » qui a affronté la fournaise pour venir chez nous.