• Bien entendu ce n’est pas possible, ni vrai, ni souhaitable. C’est cependant l’impression que j’ai eu hier en me promenant dans Paris.

    J’ai profité d’une réunion professionnelle de « AbFab » pour rechercher une bijouterie pour son prochain anniversaire. Et après être passé sur la mythique Place Maubert pour gagner Pigalle en marchant. Balade énergétique avec plein de monde autour de moi et pourtant je me suis senti seul et heureux : les passants font partie de ma ville et comme la nuit tombait s’est rajouté le plaisir de la déambuler dans la ville lumière.

  • En cette nuit d’Halloween nous allons au théâtre avec « maths = musique » et son mari pour voir « L’heure des assassins ». La salle est petite et cette soirée vérifie ce que j’ai toujours pensé du théâtre : je m’y force d’y aller, cependant une fois installé et la pièce terminée je ne regrette pas du tout & vraiment pas du tout d’y avoir passer un moment et ce quelle que soit l’endroit où cela se passe. Ici c’était proche de Pigalle – quartier de mon enfance. La pièce est vive, enjouée avec quelques rebondissements et les acteurs sont bons. Une copine d’enfance de mon épouse et de sa sœur tient le rôle principal et elle est particulièrement applaudie.

    Après le spectacle nous patientons la venue de l’amie qui nous emmène dans un bistrot pour une petite heure de convivialité. Mon beau-frère et moi rions et échangeons de notre côté tandis que les 3 femmes évoquent leurs enfances, leurs parcours de vie, le tout dans un cadre cosy. Au dehors déambulent les fans de Halloween, le plus drôle est une sardine ( waoouuujhhh) que nous croisons. Dans le même temps comme je l’apprendrai plus tard la « nounette » remporte un premier prix de déguisement d’une soirée Halloween à Tokyo – c’est beau de voir cette joie qui la transporte.

  • Eh oui, tout a une fin. C’est le même rituel depuis mon adolescence, qu’on se le dise! Octobre est le mois que je préfère vivre et j’essaie de le vivre intensément que ce soit en contemplation ou au contraire en activités. C’est le mois pendant lequel je me retrouve.

  • Ce soir je suis seul car « AbFab » a une réunion professionnelle. J’écris toujours mon album sur le Batman. Je visualise en même temps un documentaire sur Magellan, passionnant qui montre une fois de plus l’abnégation de l’aventure humaine.

  • Je n’ai pas grand-chose à raconter vu que la vie pas trop loin de Paris est enchanteresse. Nous terminons les dernières récoltes , des ultimes petites satisfactions. L’automne nous prend dans ses rets merveilleux.

  • Petite virée à Paris pour une visite à « soleil levant » : l’objet de la rencontre est de visualiser notre tableau, notre cadeau de mariage, oui cela met un certain temps. Son travail prend réellement forme. Contents nous sommes.

  • Pas grand chose à se mettre sous la dent à part les feuilles mortes qui envahissent le parc et c’est joli. L’automne s’installe doucement.

  • Parce que je suis un peu mégalo, cette note va devenir une capsule temporelle : rdv dans 10 ans. N’oublions pas que je peux être mort, eh oui la routine, mais pas que.

    Je ne peux pas affirmer que je me suis réveillé en pleine forme : il me semble que mon sommeil a été lourd et je suis vaseux avec un moral en berne. Heureusement que lorsque « AbFab » descend je me sens nettement mieux. MERCI mon épouse de ton intelligence et de ta gaité.

  • 5 « chapitres » :

    Le premier est celui de la vie « pro » :

    lors de la préparation de ma retraite prochaine, j’envisageais d’écrire un livre sur l’assurance des entreprises, de donner des cours d’assurance et maintenir une activité commerciale. Il est patent que le 3e travail est mort né : manque d’enthousiasme, il faut bien que j’en convienne. 
    Les cours d’assurance sont bien engagés puisque j’anime des sessions dans un organisme ; il faut à présent que je trouve un autre organisme et que réussisse à proposer mes propres cursus.
    Pour le moment je suis plutôt sollicité ce qui satisfait un peu l’ego et met parfois un peu d’argent dans le moteur.

    Le livre a été écrit et publié à compte d’auteur sur une plateforme ad hoc – pour le moment personne n’est intéressé.

    Le second est la vie personnelle :

    Premier constat : je ne dispose pas des compétences pour m’occuper d’une maison avec un grand parc ou pour plus de précisions je n’ai pas les compétences que veut la propriétaire actuelle ( « reine mère ») : avoir en tête l’agenda du jardinage, connaître les gestes de la taille des diverses plantations dont, de plus, j’ignore le nom. Sur le bricolage je n’ai jamais été bricoleur et donc c’est un sujet qui n’est pas nouveau.

    Deuxième considération : je n’ai pas réussi à obtenir l’équilibre dans le couple que je forme avec « AbFab ». Mon constat est que je ne suis pas l’homme qu’elle voulait et qu’elle pense qu’elle ne peut pas obtenir mieux. Elle a tort : ses qualités dont son sex appeal lui ferait rencontrer l’homme idéal selon ses critères, désirs et envies. Pas quelqu’un qui ne sait pas goûter un vin, ne sait pas bricoler, est un amant que je suppose moyen, qui n’a pas eu une carrière exceptionnelle, qui est ouvertement « de gauche », un homme qui est avant tout un rêveur, qui écrit des choses qu’elle trouvera intéressant, qui n’écoutera pas (ou peu) du jazz et pas du rock ‘n roll, etc.

    Quelques points positifs, cependant :

    J’ai tout de même réussi à planter et récolter des haricots verts. Je réussis mieux à tailler les massifs et à arroser le parc. Je peins une grille. C’est le début les amis.

    Je me sens bien : ma santé est bonne et je ne rencontre pas ou peu de limitations. Je marche en ayant mal, mais je marche longtemps et plutôt rapidement. Ma libido est quasi intacte même si préfèrerai plus de vigueur.

    Le troisième est la vie sociale :

    Elle est plus engagée qu’auparavant avec les cours de français, que je donnais déjà et avec ma vie paroissiale.

    Il est probable que je m’engage dans la vie communale en devenant conseiller municipal. Pas gagné.

    Le quatrième est la vie spirituelle

    ( Sur ce sujet j’ai l’impression d’être un imposteur : je crois ma foi et ma pratique sincères mais je ne peux pas m’empêcher de relativiser les rites et les textes qui parfois me semblent se contredire ; la lecture journalière de la Bible devra être complétée d’une étude approfondie.)

    Elle est avant tout livresque cette foi.

    Le cinquième est la veine créatrice.

    J’aimerais retrouver la veine d’écriture.

    En chantier : un livre de science fiction sans fusée et sans combat.

    Publier enfin un premier ouvrage, lequel? « Survivants »? « Concert de blues »? « Viens ma ville »? « Flux »? Vous l’avez compris : la matière est là. L’intérêt pour les autres, peut-être pas.

  • Je fais une longue marche qui ne me fait pas trop mal avant de procéder à un grand nettoyage ( que du banal, donc) car ce soir nous recevons une nouvelle connaissance.

    La forêt est ensoleillée et j’admets que le passage de la lumière entre les arbres est apaisant. Pendant la promenade j’écoute « Avenue B », un album de Iggy Pop qui est presque apaisé. Après suit « Primal Scream », un album avec ce nom improbable, et nom de nom, ça en envoie du bruit.

    Nous voici à 3 pour un dîner qui s’il se voulait convivial ( et l’a été) et léger a finalement été copieux.