• Petite victoire matinale : rallumer le poêle quasi éteint. C’est un petit plaisir qui ne coûte pas cher.

    Pendant que « AbFab » s’occupe de son placard je retourne à la pépinière de la veille afin de récupérer le reine-claudier qui nous a bien plu. Le temps est à peine mouillé et je profite de cette escapade pour des clichés transParis, il n’y a pas de petits profits.

  • Au retour de la jardinerie je plante le reine claudier. J’admets y prendre du plaisir. Pas seulement un dérivatif.

    Après cette journée que je trouve éprouvante au regard de mon mental nous regardons « Le clan des Siciliens » que je n’avais jamais vu. Beaucoup de poncifs de l’époque parsèment une intrigue dont on perçoit l’issue et ainsi ce film est furieusement nostalgique.

    L’amélioration est à peine perceptible mais elle est là.

  • C’est un peu comme si mes jours étaient comptés – c’est un sentiment dans lequel je fais confiance à mon instinct. Et mon instinct ne m’a jamais trompé dans les relations amoureuses : je sais à la seconde précise quand une relation a évolué voire a cessé. A cette minute l’instinct indique seulement que la situation est en voie d’amélioration mais il ne faut pas brusquer cette issue.

    Vous me connaissez ( ou pas) : je préfère toujours faire quelque chose que rester à me lamenter et ainsi je retourne à la jardinerie. J’en reviens avec de nouveaux clichés pour le transParis ainsi que d’un reine claudier.

  • Le moindre que l’on puisse dire est que la météo est perturbée : chaud au lieu de froid et pluie.

    Le soir nous regardons « Sully » un très bon Eastwood, mais avec lui difficile de faire la fine bouche.

    L’ambiance est au rapprochement prudent.

  • Le lever est « correct » comme on dit dans mon Québec natal. Néanmoins je ressens quelques douleurs à la dent.

    L’après-midi nous voit avec « reine mère » dans une jardinerie ; je prends plaisir à déambuler entre les nombreuses plantes. Moment sympathique.

  • Passons à la grosse déconvenue : nos hérauts se sont inclinés devant les Sud-Africains. Je pense néanmoins que nos garçons sont à la hauteur mais il y a eu cette incapacité de mettre des points alors qu’ils avaient la main sur la partie. Le réalisme (et le talent)(!) ont payé. Bravo aux vainqueurs. Dans la famille nous sommes atterrés.

  • Nous commençons la journée par une séance de piscine qui est quasi vide – un vrai bonheur, qui s’explique peut-être par l’eau froide des douches.

    Souvent pendant une séance de piscine, je repense à mes séances quotidiennes dans le 5e arrondissement de ma ville chérie, séances qui me permettaient d’entretenir ma forme mais aussi mon hygiène vu que je n’avais pas de douche dans mon agence. (Eh oui, c’était une période de dèche! Et encore c’était mieux que mes débuts où je bénéficiais des bains douches municipaux sur l’île Saint Louis.). Cependant je ne regrette absolument pas cette période : sans le sou mais libre.°

  • La situation est fragile cependant avec « AbFab ».

    La veille le cours de français s’est très bien déroulé bien que perturbé par des personnes qui pensent pouvoir venir sans prévenir, en dehors de toute formalité, dont pas la peine de s’inscrire et je suppose sans fournir d’effort (ou peu) – bref de la consommation de cours ; il ne faut pas s’étonner que je ferme la porte.

  • Ce jour est consacré à l’explication.

    Pour faire court je reproche à « AbFab » de m’invisibiliser avec sa tendance de se mettre souvent en avant avec le fameux « je ». Il est vrai que je ne suis pas jardinier et encore moins bricoleur mais je suis quelqu’un qui peut apprendre et qui apprends. Mon épouse répond par la négation et part dans un long monologue qui vise à me convaincre que je ne dois pas montrer mes limites. La vérité serait que je fasse croire au premier artisan venu que je connais son métier aussi bien que lui? Je préfère toujours la franchise car elle nous rend plus crédible.

  • Lors de la messe des défunts, « AbFab » me demande de lui communiquer le feuillet de la messe et j’en profite pour lui dire que c’est difficile pour moi d’être si peu visible. Elle en conçoit un vif désagrément.

    Pour une fois je pense à mes parents décédés : qu’ils trouvent tout de même la paix face au Seigneur.

    Le retour vers la maison est tendu avec « AbFab ».