• Dans la nuit la neige est vraiment bien tombée – le paysage est blanc enchanteur. Les écoles étant fermées, les enfants en profitent car notre campagne est bien vallonnée. Beaucoup de joie, on le voit.

  • Les températures chutent et les routes sont annoncées glissantes dans les prochains jours – j’annule la session de français prévue la semaine prochaine. L’épisode neigeux est en effet difficile et long. Néanmoins nous assistons à la messe. Le déjeuner se déroule chez « reine mère » avec son fils chéri. Cool si on décide d’être zen, sinon …

  • Lorsque je disais que le plafond sentait la neige; la voici. Comme toujours c’est beau à voir et on s’émerveille sous nos latitudes, dans nos contrées. (Au Québec ma tante me dit qu’elle va pelleter car il neige sans discontinuer depuis 3 semaines et qu’il fait -30°.) Alors finalement la corvée de bois est plus intense – comme me le dira « K3 » plus tard « comme l’homme qui doit aller chercher le bois pour chauffer la maison ». Il y a ce décalage de démontage des stéréotypes qui a un je ne sais quoi de frais.

  • La journée passe dans un repos qui fait du bien. La visite du soir de « l’aîné il a tous les droits » est ambivalente : il est comme ces personnes qui ont été privilégiées à un moment grâce à leur naissance sans être conscients de leur chance / habitus. Puis ils ont vécu sur leur réputation. Des personnes que des prolos comme moi ont une répugnance à démolir car cela ne vaut vraiment pas la peine – j’ai mieux à faire de ma petite vie. Étant moi l’aîné dans ma famille, je connais toutes les responsabilités liées à ce rôle et cela ne consiste pas à simplement affirmer ce statut comme un droit sur les autres ( à la limite : servir d’expériences aux membres de la fratrie).

  • Autrement écrit : après le réveil – très bon sommeil, me concernant ; merci! – je prépare un petit déjeuner au lit.

    Puis bulle à deux, chacun dans son livre / centre d’intérêt. Le temps contraste avec celui de la veille : le plafond est bas et cela ‘sent’ la neige.

  • Néanmoins nous trouvons une fromagerie ouverte dont les propriétaires nous conseillent un restaurant qui s’avère être un très bon conseil malgré l’enseigne qui fait très fast food.

    L’arrivée chez nous se fait tandis que les premiers flocons tombent, si ce n’est pas de la chance, ça, qu’est-ce que c’est?

    Voilà, c’est la fin de la parenthèse et comme toujours nous revenons avec le sourire aux lèvres. Nous profitons de cette impression d’être partis loin.

  • Le GPS indique que des barrages d’agriculteurs sont prévus sur la route du retour et des détours sont proposés. Ces derniers seront plus nombreux qu’annoncés et ainsi nous voici contraints de prendre les petites routes ce qui s’avère au bout du compte très agréable : les paysages traversés constituent un vrai spectacle. Nous avions prévu une étape à Saint Flour pour y acheter du salers mais nous arrivons aux heures de fermeture de notre fromagerie préférée dans la ville.

  • La région est vraiment belle et ainsi après une courte sieste qui suit notre déjeuner nous décidons d’aller à Banyuls pour visiter l’endroit. Et devinez ce que je découvre près de l’université de la Sorbonne délocalisée pour des raisons d’océanographie? Une exposition sur la région du monde qui me fait le plus fantasmer : les Kerguelen. Je l’ai déjà écrit : les Antilles et autres paradis ensoleillés ne m’ont jamais attiré et l’âpreté de cet archipel m’a toujours fasciné.

    Nouveaux petits achats locaux et nous terminons ce premier jour de 2026 tôt car demain la route du retour sera longue.

  • Vu que la veille nous nous sommes couchés tôt il n’est pas étonnant de se réveiller aux aurores. Nous mettons à profit ce temps de lever de la plus jolie des manières – que dire de plus quant à cette façon de se souhaiter une bonne année? ( Et oui la nuit et les antibiotiques m’ont remis d’aplomb.)

    Et ainsi nous effectuons une marche dans la montagne qui s’avère être un fabuleux moment : exigeant ( à des endroits il a fallu s’y mettre à 4 pattes) et offrant des vues superbes car bien qu’éloigné de la mer, l’altitude et le temps clair permettent de projeter le regard très loin, jusqu’à la côte méditerranéenne. Presque 5 heures plus tard nous sommes affamés et déjeunons de spécialités catalanes dans un pub repéré à l’aller.

    Nouvelle sieste.

  • Après cette visite qui sur la fin a pris parfois des allures de calvaire nous retournons dans notre maison et les moyens pharmaceutiques commencent à agir. Néanmoins je suis vidé et je préfère m’allonger. « AbFab » a besoin de trouver du réseau pour régler une facture et elle en profite pour effectuer des achats ( le repas du réveillon) dans la supérette locale.

    Le dîner a lieu tôt du fait que je suis groggy et aussi parce que nous ne sommes pas spécialement tournés vers « la fête » pour ce jour. D’ailleurs j’ai rarement fêté la nouvelle année, voire pas du tout lorsque j’étais seul, voire je n’ai jamais aimé « la fête ». Oiseau de nuit, oui et noctambule, non. Nous voici au lit assez tôt et il y a tant de choses à faire que si l’endormissement vient rapidement me concernant, « AbFab » c’est un peu plus tard.