• C’est ce que ressens très fortement « AbFab » qui vit le retour de sa fille en Australie, dont nous espérons qu’elle obtiendra la nationalité, comme une petite mort. Ce qu’elle entrevoit ce ne sont pas seulement les rencontres épisodiques mais c’est surtout que assister à son mariage et vivre la (ou les) grossesse(s) envisagées de sa fille, devient problématique avec les distances.

    J’admets que je suis protégé de ces affres avec la « nounette » : 1) parce qu’elle a compris qu’elle ne sera jamais japonaise 2) parce qu’elle n’a pas envie de se marier, ni peut-être même d’avoir une relation stable 3) elle n’a pas envie d’avoir d’enfants au vu du monde actuel, et puis un père ça ne se trouve pas aussi facilement 4) elle est hypra rationnelle et jusqu’auboutiste dès qu’il s’agit de pousser un raisonnement dans ses derniers retranchements ; elle a hérité de ma lucidité légendaire – on n’est pas là pour se raconter des histoires. 5) elle est cohérente et dès que possible elle revient en France.

  • Après la visite dans la nouvelle agence je marche dans ma ville et achève une transParis : quel plaisir que de retrouver les quartiers de mon enfance proches de la Butte Montmartre.

    Je suis un maître du temps – vous avez le droit de me trouver prétentieux. Cependant il faut que vous sachiez que je suis que très rarement en retard et que je réussis à coordonner des horloges même éloignées dans leur degré de ponctualité. Comme très souvent les rendez-vous qui ne sont pas encore figés sont le plus souvent honorés. Et aujourd’hui cela a fonctionné une fois de plus : lorsque « AbFab » me demande dans combien de temps nous nous retrouvons, eh bien à 2 minutes près nous nous retrouvons et pourtant nous étions à deux endroits dans Paris, et ces endroits n’étaient pas définis à l’avance.

    Le dîner final se déroule dans une pizzeria de bonne tenue avec « licorne » qui est la meilleure amie de « les pieds sur trois continents, même pas peur ». Je trouve l’ambiance mélancolique : tout le monde est fatigué et il flotte un je ne sais quoi de dernier rendez-vous au-dessus du repas qui est difficile à vivre.

  • Les Australiens prennent demain l’avion du retour. Nous les récupérons ce soir.

    Auparavant nous allons à Paris pour des raisons professionnelles concernant « AbFab », pour déposer « l’aîné il a tous les droits » afin qu’il prenne son train et de mon côté je compte bien profiter de ma ville en achevant une transParis.

    Je me fais inviter par un des agents qui ont repris l’agence après mon associé. Je prends une grande claque devant la réussite commerciale (+++) et la vision entrepreneuriale de mes confrères : bravo! Voyez-y une certaine et sincère admiration.

  • Le rythme est lent. Lorsque je dirigeais mon agence : ce premier mois donnait la tonalité de l’année et ainsi je m’arrangeais à ce que ce départ commercial soit excellent, car arrivait février qui lui était souvent un mois difficile, sur le plan des ventes vous l’avez compris.

    « l’aîné il a tous les droits » vient prendre un whisky avant le dîner – c’est le dernier de son séjour. Nous profitons pour écouter un disque de Amy Winehouse, une artiste dont je suis passé à côté. C’est le premier 33T que j’écoute sur la platine offerte par mon épouse. Bel objet, n’en doutez pas. Merci.

  • Ce qui ne signifie pas que ce début n’est pas compliqué. Je suis ainsi contraint d’annuler la session de français auprès des migrants. Même si j’apprécie l’hiver je conviens que nombre d’activités sont plus difficiles.

    PS : ne me demandez pas ce que fait cette station toulousaine à cet endroit.

  • Bien entendu cet avis est peu partagé et je le comprends. Vraiment.

    « La Cité des Ombres » est la série espagnole que nous regardons – correcte.

  • Dans la nuit la neige a épaissi le matelas existant. J’aime. Vraiment. J’aime l’hiver. Vraiment. J’aime la nuit. Vraiment. J’aime le froid. Vraiment.

  • Je continue de me sentir bien cependant – faisant référence à mon Québec natal, un voisin me dit que je ne dois pas être trop dépaysé. Car oui le poêle a besoin d’être alimenté et ainsi je marche dans la neige; bien protégé contre le froid et l’humidité c’est un vrai bonheur. Le ciel est ensoleillé, ce qui fait enchante mon épouse, puis redevient gris ce qui enchante qui vous savez.

    Je lis beaucoup les articles de cosmologie : j’en ai besoin pour mes prochains travaux littéraires.

  • La neige tient et au réveil nous profitons de nouveau d’un très beau paysage blanc. Je me suis levé une fois de plus dans la nuit. C’est mon rythme : j’ai la chance de ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil.

    « l’aîné il a tous les droits » me rend visite ; à part discuter rock’n roll ( ce qui est en soi un de mes sujets de prédilection) je peux difficilement échanger vu qu’il sait tout sur tout, bien qu’ayant peu briller dans son existence. Par contre il a la prestance des nantis et le prolo que je suis se sent un peu ko parfois.

  • Le pendant est que les déplacements sont difficiles, voire impossibles en attendant les travaux de la voirie et franchement ces travaux ne tarderont pas – peut-être parce que notre campagne est bien vallonnée et que prévenir les accidents est important.

    J’admets apprécier cette ambiance. OK : nous sommes approvisionnés, la campagne est belle, l’internet fonctionne et la maison est chauffée. Nous sommes privilégiés – ne l’oublions pas.