Je ne sais plus ce qui s’est passé après la piscine. Peu importe : je suis vivant et heureux de l’être. Et tant pis si cela vous ennuie, le principal est de savoir que la vie est belle. Parfois difficile, oui mais belle toujours. Car elle se vit comme une progression.
Une séance de piscine réussie et voilà que le moral de « AbFab » remonte. De mon côté les séances de natation en intérieur sont sources d’un profond ennui ( dans la marche à l’extérieur il y a les paysages) et la possibilité de perdre un peu de poids. Je n’oublie pas non plus que pendant ma période solitaire, lorsque je dormais dans mon agence face à Notre Dame, aller à la piscine me permettait de passer par la case « douche ». Il y a eu cette période antérieure où je me rendais aux « Bains-Douches Municipaux » sur l’Île Saint-Louis car je n’avais pas les moyens de me payer l’abonnement. Le divorce m’avait rincé mais dire que j’étais malheureux est erroné. J’étais déjà heureux – en fait, je crois que le bonheur m’a toujours accompagné dans ma vie et oui c’est une grâce que de trouver un motif de joie partout et en toutes circonstances.
Avez vous remarqué la forme de mes posts? Voici : ils sont extrêmement décousus. Exemple sur le post précédent : je commence par parler piscine, puis de mon expérience lorsque je nage en piscine couverte et hop je bascule dans l’évocation de ma vie après-divorce pour terminer sur ma relation au bonheur. J’ignore si je suis TDA, cet acronyme bien à la mode, auquel très souvent il sera accolé la lettre H elle même suivi d’un P. Tout cela pour dire que Trouble Déficitaire de l’Attention ( en clair, je me fais distraire par n’importe quoi) est presque souvent suivi de Haut Potentiel. Cependant comme l’a dit lors d’une émission celui qui a co-écrit le bouquin : « attention celui qui n’est pas bon en scolarité, il est peut-être tout simplement paresseux ». Je ne suis PAS plus intelligent que la moyenne et ceux qui le disent se trompent, même si cela part d’une louable gentillesse. Je sais quelles sont mes limites. Et je vis très bien avec.
Comme je l’ai écrit dans le post précédent, notre Carême est malmené et donc nous ne prenons pas notre apéro du vendredi soir. Néanmoins nous allons bien, heureux de la pause qui s’annonce dans les deux jours suivants.
Hormis le retour de « AbFab » il n’y a pas grand chose de croustillant à se mettre sous la dent. Le printemps marque un petit recul. Le carême est un peu malmené, il faut en convenir.
Le soir « AbFab » est éreintée mais pas avec moi car elle dort chez « le golf atout prix » : le matin elle a une réunion très tôt à Paris. « c’est quoi ce bord d’aile » et moi allons chercher des pizzas de première bourre dans un des hameaux de la commune pour les déguster en présence de « reine mère » très contente de sa journée parisienne – je la comprends. Elle est venue car demain son fils regagne ses terres bretonnes. Je pense que le séjour chez nous lui a fait du bien. Je suis un peu schlass car la session de formation a été dense et ainsi je visionne un épisode du « Maître du Haut Château ».
« reine mère » fête aujourd’hui non pas son règne mais tout simplement son entrée dans son 91ième anniversaire, ce qui n’est pas mal du tout, tout bien considéré. Pour la circonstance 3 de ses enfants l’emmènent à l’Hôtel de la Marine, un des édifices que je trouve particulièrement beau dans ma ville. D’après les échos qui me parviennent c’est un moment fastueux qui leur est offert avec en point d’orgue un déjeuner sur place. Les conjoints des enfants sont restés chez eux ou à leurs occupations ce qui à la fois se comprend ( « reine mère » avec ses enfants) et à la fois est bienvenu pour moi et je ne m’avancerai pas trop en disant que pour les autres également – n’y voyez pas cependant une quelconque malice
La « nounette » traverse de nouveau une zone de vents contraires et on pourrait dire extrêmement violents. Les 3/4 de son équipe sont licenciés et qui plus est de façon malpropre elle ne fait pas partie de la charrette, ce qui ne l’empêche pas de mal le vivre : « je ne suis pas de gauche quand cela m’arrange. » Je lui conseille néanmoins d’achever sa mission tout en exploitant une opportunité de partir si son management toxique la met en danger. Je rejoins ainsi un consensus de ses amis dispersés un peu partout sur la planète qu’elle a également consultés. Tiens bon ma chérie.
Le soir nous retrouve dans ma ville chérie dans le 12e pour les 60 ans du mari de « j’aime la politique mais pas que ». Elle a réussi à faire venir des amis de l’Aubrac où ils habitent, des parisiens et des personnes de la banlieue proche et de la quasi-province ( nous). Ambiance très chaleureuse et le sexagénaire est très ému, lui qui n’aime pas trop les surprises. Je suis à côté d’un homme qui a l’air de tout savoir – je ne m’en formalise pas.
Ce matin je réalise une corvée de bois en me disant que ce sera difficile au vu de mes douleurs au sacrum ou au coccyx consécutives à ma chute.
J’ai une longue conversation avec la « nounette ». Elle commence par me souffler dans les bronches me reprochant de ne pas avoir vu un médecin à propos de mes douleurs à cause d’un masculinisme mal placé car » un homme c’est toujours ok et ça a 0 douleur même lorsque ça ne va pas ». Je sais ma chérie de mon attitude à balle 2, ta belle-mère me l’a déjà dit. Mais parle moi de toi ma chère fille.
« c’est quoi ce bord d’aile? » arrive pour quelques jours chez nous – en réalité afin de claquer des bises à sa mère dont c’est le 90e anniversaire dans 3 jours. Tout ne va très bien pour lui vu qu’il souffre d’un « burn out ». Retrouver cet homme fragilisé et en souffrance ravive des souvenirs identiques chez sa soeur. (De mon côté, je n’ai jamais eu ce problème ou je ne m’en souviens plus ou je suis passé à côté (j’en suis capable, eh oui). Ou autre chose.) Une occasion de faire du bien aussi en l’accueillant.