
Vous l’aurez compris : nous affrontons cet après-midi l’éblouissement des musées du Vatican. Évidement il y a une foule considérable ce qui entraîne un peu d’attente devant l’entrée du Musée. Mais tout se passe bien avec nos réservations.


Nous sommes avant tout venus pour visiter le chapelle Sixtine; ce ne sera pas la seule merveille comme nous allons le voir peu de temps après le grand escalier comme l’entrée des antiquités, les antiquités proprement dites ou ce jardin intérieur.




On ne va pas se mentir : il est impossible de tout voir entre ce jardin d’Eden et la magnifique salle des cartes car chaque heure mérite que l’on y reste beaucoup de temps ; combien?, comment le savoir lorsque l’on se trouve submergé par la beauté et la force des œuvres.


Mais le musée ne se contente pas de limitations spatio temporelles comme l’art contemporain avec ce Dali si audacieux, SF et (ir)réel ou ce bateau des Iles Marshall


Cependant j’admets être venu pour ce tableau : l’école d’Athènes fresque dans laquelle je retrouve mes principaux héros : Platon (mon philosophe préféré), Aristote, Socrate, Diogène ( « Casse-toi de mon soleil! »), Pythagore.




Sans oublier les contemporains : Michel Ange et un auto portrait. Je reste très longtemps devant ce travail et savoir que 5 siècles plus tard nous pouvons l’admirer est un grand moment d’émotion. Je suis ivre. Je déambule entre ces tableaux, sculptures, fresques, dessins, mobiliers complètement heureux.
Et nous arrivons à la Sixtine et l’éblouissement est à son acmé. (Vous savez qu’il est interdit de prendre des photos, donc malheureusement vous n’en n’aurez pas. Quel dommage!) Je comprends que des personnes consacrent leur vie à connaître cette œuvre : il n’y a pas de mots devant ce défilé de beautés, de hardiesses, de personnages, de tragédies, d’expressions. Les images restent dans la tête et en particulier l’expression de ce damné qui réalise qu’il va passer le reste de l’éternité en enfer. Après l’ivresse, le vertige.
En rentrant je suis comme cette chanson de Police « Walking on the Moon », autrement écrit je flotte. « AbFab » aussi.
Nous achetons de quoi nous faire un sandwich dans notre chambre car ce trop plein de magnificence nous nourrit.
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