• C’est ce que les parents de notre australien d’invité lui ont dit avant son départ. Et nous voici à Versailles et plus précisément dans les jardins car si il faut voir un château en France c’est bien celui-là. Vu que la veille presque tout le monde s’est couché tôt ce matin ( je l’aime bien celle-là) nous y sommes en début d’après-midi malgré la météo plutôt glaciale. Et puisque le jour tombe tôt la visite sera courte mais cela suffit pour nous émerveiller tous : les garçons et leur soeur sont des habitués grâce à leur mère, « too big for Australia » ne peut s’empêcher d’admirer les différentes zones du parc. Moi également dont c’est la seconde visite ; rappelez-vous : ma première visite à Versailles a été organisée par « AbFab » pour mon anniversaire il y a seulement 2 ans. Oooopppsss : je ne suis pas parisien pour rien.

  • L’après-midi chacun se réfugie dans ses cadeaux tandis que l’air fraîchit. C’est calme donc.

    Le soir c’est une tout autre ambiance. Le dîner est une fois de plus complet sauf « reine mère » qui ne dîne jamais le soir. Néanmoins elle fait une courte apparition pour vilipender deux de ses petites filles ce qui entraîne une réaction ulcérée de leurs cousines et cousins. Et là l’ambiance est bien installée – merci « reine mère ». A mon sens on ne peut pas vouloir inviter tout le monde ( et le faire savoir autour de soi sur le ton de « c’est tellement bien chez moi) et s’en plaindre plus ou moins amèrement. Le nom que je donne à ce nom est incohérence.

  • Aujourd’hui c’est Noël donc et on ne va pas y aller par 4 chemins : il a été contrasté.

    « maths = musique? » arrive pour le déjeuner de Noël avec sa famille. C’est à cette occasion que les cadeaux sont offerts. Je suis bien gâté à la fois par « AbFab » et par mon secret santa : des CD myhiques, une chaîne platine. Globalement tout le monde est content – d’un autre côté, il faut vraiment être chagrin pour trouver 0 joie à ce moment.

    Le repas de Noël se serait bien déroulé sans l’utilisation intempestive d’une sonnette par « reine mère » pour réclamer le silence lorsqu’elle veut parler, ce qui est irritant à la longue mais surtout qui causes des douleurs intenses dans la tête de mon épouse. Et à un moment elle explose, ce qui jette un froid total pendant le déjeuner. Et croyez le ou pas « reine mère » ne comprend pas. Néanmoins le déjeuner se poursuit sans autre incident.

  • Ma mauvaise humeur commencerait elle à payer ? Je m’aperçois que mon épouse anticipe mes réactions, ce qui est une preuve que je compte tout de même pour elle. Je me suis aperçu (enfin, me diront certains) que la gentillesse n’est pas une force – pas de quoi bien entendu de vouloir dormir 6 pieds sous terre.

    Arrêtons.

    Auparavant, avant de rencontrer « AbFab », mes réveillons ont souvent été solitaires. Je déclinais toutes les invitations car je n’avais pas envie de cette fête ainsi que de la suivante. Étais je malheureux? Au risque de vous surprendre la réponse est négative. Être seul n’a jamais été une malédiction. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Je ne crains pas la solitude.

    Le soir du réveillon c’est nous qui recevons et si je suis content du monde qui nous entoure, je note la fatigue de « reine mère » et de sa fille – qu’est-ce que sera demain lorsque nous serons 20 environ. Risquons un pronostic : ce sera difficile.

  • Je commence ma journée très tôt avec un réveil en sursaut : « BornToulouse » à qui j’ai promis la veille de lui ouvrir la porte d’entrée à son arrivée matinale m’appelle. Sauf que j’ai oublié le rendez-vous et qu’il arrive plus tôt que prévu. La joie de le voir l’emporte sur le petit désagrément. Il s’allonge sur notre canapé près du poêle pour dormir et je remonte auprès de ma blonde. Sauf que la « nounette » me laisse un message. Elle veut savoir si j’ai bien reçu un courrier en provenance du Japon. Non malheureusement. Elle est une fois de plus une source de joie. Tu es si formidable dans ton humanité ma fille chérie.

    Je procède à une coupe de bois avec « c’est quoi ce bord d’aile » qui me montre quelques aménagements dans le stock afin de me faciliter la vie. Merci.

    La fin de l’après-midi est consacrée à la messe de Noël qui est jolie et empreinte d’une belle ferveur. L’église est bondée ; est-ce une évolution? Malheureusement non : les occasionnels viennent acheter ( consommer?) du rite, voire du rituel. Nous emmenons la maman de « squatt » comme nous lui avions la veille. Pendant ce temps le Père Noël arrive dans notre village – c’est dommage pour les enfants d’avoir eu à choisir.

  • Au retour avec l’aide de « les pieds dans 3 continents, même pas peur «  et son chéri nous préparons la soupe et bien entendu c’est mal fait selon « AbFab ». Prendre souvent un petit prétexte pour déclencher la 3e Guerre Mondiale, je trouve cela lassant. Zéro pointé, me direz-vous ; sauf au moment de mon mariage je connaissais déjà un peu ma future épousée et on ne peut pas dire que je n’y allais pas en connaissance de chose.

    Pendant notre séjour parisien, les filles de « c’est quoi ce bord d’aile » sont arrivées, ainsi que le fils de « l’aîné il a tous les droits » : la maison se remplit. Il manque seulement « bornToulouse » qui arrive demain. Toutes les chambres sont désormais prises et chez « j’ai déconné grave » qu’iront dormir les garçons.

  • En effet que s’est-il passé? Je retrouve ma ville chérie, nous faisons visiter quelques quartiers emblématiques ( Marais, Notre-Dame, Panthéon, Place des Vosges, Hôtel de Ville) – pas tous, malheureusement car de toute façon tous les quartiers de Paris sont merveilleux, nous effectuons quelques emplettes, voyons la diversité parisienne, etc. Pourtant je me sens morose au fond de moi. « AbFab » prendrait-elle trop de place dans ma ville? Suis-je fatigué? Mon incapacité de restituer à « too big for Australia » les subtilités de cette ville magnifique du fait de mes limitations linguistiques? Le travail qui rattrape « AbFab » tandis qu’elle est sensée prendre un congé? Ou : voyons seulement un coup de mou comme il arrive à tout le monde sans qu’une explication satisfaisante sorte du chapeau.

  • Tout le monde passe une journée entre deux eaux, le temps de vérifier que mon anglais est toujours aussi précaire. La mère et la fille se retrouvent et il doit y avoir un certain pincement chez la première de voir sa fille en ménage. ( « la nounette » elle semble assez imperméable à ces sentiments, ce qui ne correspondrait pas à ce que ses parents ont pu vivre, ou qu’ils continuent de vivre. Il est vrai aussi que ma fille est discrète sur ce sujet et de mon côté je ne suis pas enclin à me renseigner.)

    Le soir « licorne » passe voir sa meilleure copine et c’est un nouveau soleil qui entre dans la soirée avec cette jeune femme. Tout le monde tient dans notre petit salon ( « c’est quoi ce bord d’aile » et « reine mère » nous ont rejoint ainsi que « le théâtre pourquoi pas ») autour de la zone du poêle. Les discussions se déroulent la plupart du temps en anglais, même si le jeune homme australien s’essaie à quelques rudiments de français. Pour une arrivée et une préparation de fêtes ( nous attendons 18 personnes dans les jours qui viennent) des fêtes c’est plutôt réussi, non?

    Et comment ne pas penser à la « nounette ».

  • Très tôt le matin « AbFab » va récupérer sa fille et son futur (?) mari à Roissy en provenance d’Australie. Elle y va seule : l’importance des bagages ainsi que le surpoids de ces personnes me font dire que rentrer à 5 dans le véhicule aurait été problématique. « AbFab » s’inquiète surtout pour les problèmes de santé liés à l’obésité comme coeur fatigué, grossesse difficile voire périlleuse, vie plus courte, etc. Ce n’est pas de la grossophobie ainsi que l’on pourrait le penser ; c’est une question de santé publique, mondiale qui plus est. De mon côté je prépare leur arrivée : j’en connais au moins une qui sera affamée. Deux heures plus tard tout le monde débarque et une certaine magie s’installe.

  • L’homme tranquille est le film du jour : un film américain, comme le monde entier l’a aimé. Par les temps qui courent le soft power us est vraiment malmené. Et pour longtemps.