• Nous avons un programme dense pour cet après-midi : le latium suivi du Colisée. (Je déchiffre au passage l’inscription que l’on voit partout : SPQR signifie « Senatus Populus Que Romanus », c’est-à-dire « Le Sénat et le peuple romain ».) Vaste programme.

    La déambulation dans ce centre ville antique qui concentre une partie des pouvoirs de l’empire est imposante et se promener au milieu de ces ruines prend la tête et les tripes. J’imagine les émotions d’une personne venant de la périphérie et découvrant la majesté de ces bâtiments : tant de grandeur ne peut qu’éblouir. Nous verrons plus tard le Capitole et la roche tarpéienne ainsi que le Palatin qui donne une vue d’ensemble de la visite. La marche sur la Voie Sacrée est difficile me concernant au vu de ma marche douloureuse. La magie des lieux est absolue.

    Puis nous nous rendons au Colisée où si la splendeur et la magnificence surprennent la magie opère moins, me concernant. Le dévoilement des entrailles du monument sont cependant un témoignage fort de l’ingéniosité à mettre en œuvre pour faire fonctionner l’établissement. Et l’empire, of course.

    Une très belle visite vous l’avez compris.

    Nous rentrons prendre une douche après la visite du Colisée : comment ne pas dire que ce n’est pas nécessaire. Pour souffler : pas de whisky mais deux bières italiennes, qu’allez-vous croire ? ( « Si tu es à Rome fais comme les Romains. »)

    Nous sortons pour dîner après un court moment de repos : pâtes et pizzas.

    Nuit quasi blanche me concernant avec un message de la « nounette » qui contient 3 cœurs italiens d’une classe folle.

    Pas de photos? Eh oui c’est « AbFab » qui les a prises, moi, je me suis contenté de rêver.

  • Après ces découvertes fortes de la veille force est de constater que ce que les visites d’aujourd’hui renforcent l’impression de ville éternelle qui définit Rome : villa Borghèse et le Latium.

    Commençons par la villa Borghèse que nous rejoignons en prenant le bus. En attendant de pouvoir visiter le musée nous voici déambulant dans le jardin qui est déjà enchanteur. Ajoutons à cela une météo clémente ( pas trop chaud) il est difficile de regagner le musée. Il aurait été dommage de se priver des merveilles contenues dans les bâtiments de la villa. Les statues de Bellini sont tout simplement exceptionnelles. Le « David » est tout simplement magique. ( Bon d’ac, vous connaissez déjà mais je ne vais pas bouder mon plaisir.)

  • (Je ne sais pas pourquoi mais je trouve les couleurs du drapeau italien plutôt belles.) Mon enthousiasme pour mon séjour commence à poindre. Le métro ressemble au métro des autres grandes métropoles, je suppose.

    Et nous débarquons à la station emblématique de Rome, noire de monde. Déjà les premiers frissons du séjour : le Colisée vu de l’extérieur avec ce rappel de l’extension de l’empire romain ( impressionnant exercice) , 2 ou 3 empereurs qui traînent de ci de là ( Trajan et Auguste, je présume) , le Latium entrevu, les recherches archéologiques qui abondent.

    Nous dînons dans un restaurant proche du centre avant de calme de Nomentana vs la foule près du Capitole. Je découvre aussi une ville qui sait abriter des graffitis et de l’art mural :

    La nuit est calme dans notre quartier. Le centre n’est pas très loin grâce aux transports en commun.

    Mon pied qui me fait très mal et qui devient incapacitant : c’est le seul bémol de cette journée : un calvaire s’annonce ( aïe, aïe, aïe).

  • Le titre peut faire penser à une déception ; il n’en n’est rien.

    Arrivée fluide dans l’avion ; il est vrai que je fais tout mon possible pour tracer le voiturier qui est une bien meilleure solution que le taxi pour rejoindre l’aéroport et comme c’est lundi de Pâques il y a eu presque pas de circulation et nous sommes embarqués sans hâte. Vol sans histoire avec vue parfois imprenable :

    Puis c’est l’installation à l’hôtel qui est une grosse maison reconfigurée avec un bel environnement comme la terrasse qui donne sur la canopée d’un parc voisin. Il flotte une atmosphère de décontraction, ambiance que je retrouverai tout le long du séjour. Le quartier serait comme un Saint Germain des Près version Méditerranéenne qui doit abriter quelques familles fortunées au vu des la qualité et la beauté des bâtiments. Cette impression d’harmonie ne me quittera pas de cette visite ( oui j’écris ces posts de la semaine romaine avec du délai) de même que l’impression de 0 stress, 0 insécurité ( que l’on pourrait associer à la ville si l’on se réfère à certains guides touristiques qui nous enjoignent de ne pas devenir parano (!)) et 0 laideur ( de rares verrues). Que faire car notre arrivée est assez tôt. Une utilisation du métro s’impose.

    Nous avons en effet une dernière formalité à effectuer : valider les billets de nos visites. La version « papier » ne me pose pas de problème et bien entendu « AbFab » est persuadée que tout cela aurait été bien mieux en version électronique, faisant comprendre que tout cela aurait été mieux fait ainsi. Ou mieux : si elle s’en était occupée elle-même. La suite des visites montrera que mon organisation a été très pertinente. En attendant cela crée des frictions pour pas grand chose.

  • Je m’isole l’après-midi à la fois parce que j’en ai besoin et à la fois parce que c’est salutaire à « AbFab » de présenter la situation de « l’aîné il a tous les droits » auprès de sa sœur.

    Le soir nous nous couchons tôt : demain départ pour Rome ; normalement tout est OK au regard des réservations, embarquements et autres rendez-vous dans la capitale italienne.

  • Après la messe de Pâques nous attendons un peu la venue de « maths = musique? » et de sa famille pour partager le repas. Le temps est frais mais ensoleillé ce qui fait que la préparation de l’apéro se fait dans le jardin. Lorsque le reste de la famille débarque ce sont de touchantes retrouvailles qui permettent de lancer la chasse aux œufs – un très agréable moment.

    Pendant l’apéro j’enfile un kilt (!) pour jouer de la cornemuse – très, très balbutiant, je vous rassure. Succès assuré surtout lorsque l’aîné des enfants de « maths = musique? » s’assure que je le porte convenablement, mais oui vous savez très bien ce que cela signifie, bande de pisse-froids.

    Le repas en lui-même est horriblement conventionnel même si il est apprécié car appréciable.

  • « Une bataille après l’autre » est le film de la soirée. Vous savez certainement que j’aime le cinéma américain ( et on peut même dire la culture américaine) avec ma formule à l’emporte pièce : « il y a le cinéma américain et le reste de la planète qui s’y essaie » – désolé de ma stupidité! Vous ignorez aussi que la mère de la « nounette » ne jure que par la culture française, ce qui a amené, je crois, notre fille a s’immerger dans la culture du Japon.

    Étonnant, non?

  • La fin de matinée est consacrée à une séance de piscine. Nous en avons besoin, moi pour bouger mon corps, « AbFab » pour décompresser d’une semaine particulièrement éprouvante dont une nouvelle bouée de sauvetage à envoyer à « l’aîné il a tous les droits » qui décidément s’enfonce de plus en plus.

    Son orgueil met à mal, outre lui-même, ses enfants et a des conséquences sur sa fratrie. « AbFab » plaide pour des incidences génétiques, moi pour des raisons de classe sociale. De toute façon nous sommes face à une question : pourquoi dans une même fratrie, les chemins divergent, les valeurs peuvent s’opposer, les attitudes face aux situations diffèrent.

  • Le soir nous dînons un peu plus conséquemment et ce jour de jeûne m’indique que j’ai quelque peu malmené mon carême. Dois-je préciser que je l’ai bien malmené pendant des années?

  • Normalement ce devrait être ainsi : vendredi saint. Je l’ai toujours respecté ce jour tragique et aussi ce jour qui nous sauve. Nous déjeunons donc très légèrement.

    L’air frais, voire très frais, est de retour.