
Ce dimanche commence par une messe après laquelle, une fois de plus, des paroissiens me disent me reconnaître. J’en suis très étonné.

Ce dimanche commence par une messe après laquelle, une fois de plus, des paroissiens me disent me reconnaître. J’en suis très étonné.

Continuons la visite si vous le voulez bien ( et toutes les photos prises lors de la visite ne sont pas publiées) ; ( pendant la visite »AbFab » envoie des photos à « le théâtre pourquoi pas » et il est grave enthousiaste – vous comprenez la raison)

Commençons par un énorme coup de bluff : que voyez-vous? Une ville vue de nuit? Perdu, une salle (de concert?)



Qui a dit que l’art contemporain n’a pas d’humour? Marc Couturier en propose une démonstration.


La plus belle installation est proposée par Sarah Sze avec « Tracing Fallen Sky » où l’on atteint au sublime.



« How people got their name »de Jivya Soma Mashe est d’une poésie folle et j’arrête là car je me les réserve pour d’autres fois.

A la sortie de la Fondation nous nous dirigeons vers le Marais en passant par la Place des Victoires et sur le chemin nous croisons du street art avant de déjeuner dans un resto italien.

Nous croisons aussi la Poste du Louvre avant d’arriver dans le Marais, une promenade qui nous amène devant la belle maison de Nicolas Flamel.

La visite dans le Marais est une belle période et j’aime toujours m’y promener ; hop nous nous fournissons en cuisine des pays de l’est.
Le soir nous regardons » A la belle étoile », un beau film de revanche sociale dans un domaine étonnant : la pâtisserie.

Ce matin nous envisageons une journée parisienne en allant à une exposition de la Fondation Cartier qui a été entièrement repensée et déplacée face au Louvre – heureuse initiative.


Nous sommes sur place en fin de matinée car j’ai réservé la veille et c’était le premier créneau disponible et dès l’entrée on reste « baba » devant tant d’audace dans ce lieu. Je connaissais très bien l’ancienne localisation (boulevard Raspail) qui déjà tranchait par son audace mais là on a droit à une leçon de mise en scène de l’art contemporain : intelligence, souplesse sont les mots qui me viennent à l’esprit.


Mais passons aux œuvres si vous le voulez bien. Nous sommes accueillis par une Petite cathédrale de Allesandro Mendini dont le mystère éclate sereinement.

La chapelle dans la Vallée joue sur les dimensions et son épure nous fait rester un moment devant elle et plus encore lorsque l’on découvre l’entrée de l’édifice : magique.



Dès le début ( nous ne sommes encore dans l’entrée de la fondation) il est très perceptible que les artistes viendront des 5 continents, comme cette Kinshasa du 3e millénaire (artiste : Bodys Isek Kingelez) construite grâce à des matériaux de récupération et qui ainsi est un exercice de rétro-futurisme achevé.

D’autres œuvres sont également présentées et nous nous disons que à ce stade nous ne savons pas où donner de la tête car la richesse est prégnante. En passant dans la suite de l’espace nous voyons ce qui nous attend lorsque nous serons un étage plus bas et l’oeuvre est celle de archives archéologiques – un rétrofuturisme déliquescent et réjouissant.



Sur les côtés de la nef se côtoient expos de photos (ici : Claudia Audujar) dont le psychédélisme assumé ne laisse pas indifférent.


Sur les flancs en « sous sol » l’intalation « Night would not be night without the cricket » est bluffante par les sons qui accompagnent le visiteur


Des dessins hantent les passages entre les univers comme celui-ci, cruel et crû tout en restant poétique.

Quelques concepts futés û nous font dévisser la tête pour les apprécier – distance bienvenue.


Le travail de Freddy Mamani (« Salon Gallo de Oro ») est spectaculaire par ses dimensions, ses couleurs ( « AbFab » est tout simplement éblouie), précis dans les détails et les perspectives. Une douce folie.

Vous comprenez lorsque j’écris plus haut qu’il faudra revenir pour assimiler la richesse de la Fondation?

Voici en quelques mots :
le vendredi soir nous entamons le weekend avec un apéro dînatoire ( léger) à base de whisky et de Guinness et généralement nous convions « reine mère ». Ce soir là « AbFab » informe sa mère des ennuis rencontrés par « c’est quoi ce bord d’aile » et sa fille. (Le premier affronte un burn out professionnel depuis plusieurs mois et la seconde fait face à une séparation avec un ex-compagnon menaçant.) Les deux n’ont rien dit lors des dernières fêtes pour des raisons que l’on comprend et néanmoins ils ont passé de bons moments. Puis la solidarité familiale s’est mise en place et les choses s’arrangent même si tout cela doit être surveillé. Au delà des douleurs que vivent son fils et sa petite-fille, « reine mère » déplore qu’elle soit tenue à l’écart et elle nous rappelle que l’été dernier ses petits-enfants ont commencé leur fête chez elle avant de se rabattre chez nous à la suite d’incidents qui remettent en lumière la rigidité ( pour ne pas écrire les commentaires désagréables) qu’elle montre dès qu’elle le peut envers beaucoup de personnes.
Mais que ne comprenez-vous pas chère « reine mère »?
Vous distribuez des baffes à tout va sur des motifs récurrents et clivants qui font que vos proches se sentent mal, jugés, mis dos au mur et lorsqu’ils vous remettent à votre place ( le plus souvent avec respect au regard de votre âge de 90 balais et au fait que vous étiez l’épouse de leur grand-père), et ainsi vous vous étonnez qu’ils préfèrent vous éviter? Qu’il y a-t-il donc d’incompréhensible?

Le printemps hésite de se rétablir; nous nous en apercevons lorsque nous effectuons ma marche thérapeutique. Mais ce n’est qu’une question de temps – je l’aime bien celle-là. Pitié pour ce jeu de mots je ne recommencerai plus.
J’ai le plaisir de discuter avec « &quilibre ». Tout est ok de son côté.

Mon épouse est à son taf toute la journée – un peu de silence et beaucoup de bulle me concernant. Le divertissement du soir est fourni par Arte avec le « Complot Caravage » ; j’aime bien.

En fait le titre signifie seulement que je n’ai pas de cours de français à donner aux migrants. Ceci ne m’empêche pas de réaliser une corvée de bois en mode zen. Il y a bien une petite dizaine de stères de bois à manipuler. La tâche est facile malgré la blessure que m’a faite « AbFab » la veille avec la tronçonneuse.
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Autour de moi c’est la joie de retrouver le soleil et sa luminosité ainsi qu’un temps sec. « AbFab » entend en profiter et je l’assiste à quelques travaux de jardinage pendant lesquels je passe à deux doigts d’une sévère coupure. Ne vous inquiétez pas : j’ai pu procéder à un rangement de bois.
Le divertissement du soir se passe sur la plateforme de streaming la plus connue sur la planète pour « His & Hers » – correct.

Et selon moi cet hiver a été particulièrement doux, à part un petit épisode neigeux de 3 jours (oh! là!là!).
Le matin je me retrouve avec certains colistiers à prendre un café au bar du village, nous joignons le groupe des habitués à doses homéopathiques de façon à ne pas perturber. J’y croise l’ex de « squatt » toujours aussi pétillante.

Vous comprenez que je n’ai pas signé pour cela. Autrement écrit : je ne sais pas comment m’en sortir. Je crois qu’il n’y a pas une activité où je ne me suis pas montré au moins une fois défaillant, approximatif, pas dans le bon tempo, etc.
Le soir nous avons une nouvelle réunion de travail afin de finaliser l’agenda de nos prochaines actions : mise au point argumentée de la Maire sur la question des logements sociaux, prochaine réunion publique, organisation des salles de vote Je ne rentre pas si tôt que prévu et « AbFab » a un grand besoin de sommeil ; je l’accompagne car je suis un peu claqué, je dois l’admettre.