
Ce matin nous envisageons une journée parisienne en allant à une exposition de la Fondation Cartier qui a été entièrement repensée et déplacée face au Louvre – heureuse initiative.


Nous sommes sur place en fin de matinée car j’ai réservé la veille et c’était le premier créneau disponible et dès l’entrée on reste « baba » devant tant d’audace dans ce lieu. Je connaissais très bien l’ancienne localisation (boulevard Raspail) qui déjà tranchait par son audace mais là on a droit à une leçon de mise en scène de l’art contemporain : intelligence, souplesse sont les mots qui me viennent à l’esprit.


Mais passons aux œuvres si vous le voulez bien. Nous sommes accueillis par une Petite cathédrale de Allesandro Mendini dont le mystère éclate sereinement.

La chapelle dans la Vallée joue sur les dimensions et son épure nous fait rester un moment devant elle et plus encore lorsque l’on découvre l’entrée de l’édifice : magique.



Dès le début ( nous ne sommes encore dans l’entrée de la fondation) il est très perceptible que les artistes viendront des 5 continents, comme cette Kinshasa du 3e millénaire (artiste : Bodys Isek Kingelez) construite grâce à des matériaux de récupération et qui ainsi est un exercice de rétro-futurisme achevé.

D’autres œuvres sont également présentées et nous nous disons que à ce stade nous ne savons pas où donner de la tête car la richesse est prégnante. En passant dans la suite de l’espace nous voyons ce qui nous attend lorsque nous serons un étage plus bas et l’oeuvre est celle de archives archéologiques – un rétrofuturisme déliquescent et réjouissant.



Sur les côtés de la nef se côtoient expos de photos (ici : Claudia Audujar) dont le psychédélisme assumé ne laisse pas indifférent.


Sur les flancs en « sous sol » l’intalation « Night would not be night without the cricket » est bluffante par les sons qui accompagnent le visiteur


Des dessins hantent les passages entre les univers comme celui-ci, cruel et crû tout en restant poétique.

Quelques concepts futés û nous font dévisser la tête pour les apprécier – distance bienvenue.


Le travail de Freddy Mamani (« Salon Gallo de Oro ») est spectaculaire par ses dimensions, ses couleurs ( « AbFab » est tout simplement éblouie), précis dans les détails et les perspectives. Une douce folie.

Vous comprenez lorsque j’écris plus haut qu’il faudra revenir pour assimiler la richesse de la Fondation?
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